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Amazon ferme ses sites français pour cinq jours

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Le numéro un mondial du commerce en ligne a décidé, mercredi 15 avril 2020, de fermer ses sites français pour cinq jours, du 16 au 20 avril 2020 inclus. Cette décision intervient suite à l'ordonnance du tribunal judiciaire de Nanterre, l'obligeant à restreindre ses ventes aux produits essentiels

Le numéro un mondial du commerce en ligne a décidé, mercredi 15 avril 2020, de fermer ses sites français pour cinq jours, du 16 au 20 avril 2020 inclus.
Le numéro un mondial du commerce en ligne a décidé, mercredi 15 avril 2020, de fermer ses sites français pour cinq jours, du 16 au 20 avril 2020 inclus.

Amazon joint le geste à la parole. Suite à l'ordonnance du tribunal judiciaire de Nanterre, l'obligeant à restreindre ses ventes aux produits essentiels, le numéro un mondial du commerce en ligne a décidé, mercredi 15 avril 2020, de fermer ses sites français pour cinq jours, du 16 au 20 avril 2020 inclus, a confirmé à LSA un représentant du syndicat SUD.

Une information confirmée par Amazon dans un communiqué : "A la suite du jugement rendu par le tribunal judiciaire de Nanterre mardi 14 avril, nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France, ceci en dépit de l'énorme investissement que nous avons réalisé pour assurer et renforcer par des mesures additionnelles la sécurité de nos collaborateurs qui sont restés mobilisés pendant cette crise. Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé", précise la firme

CSE dans l'urgence

Dès 15 heures, l'entreprise américaine,  a convoqué, en urgence mercredi 15 avril 2020, un CSE qui s'est prolongé jusqu'à la fin de l'après-midi. Le comité d'entreprise a voté la fermeture des sites pour un nettoyage total et une évaluation des risques. Par ailleurs, les salariés de la firme de Seattle recevront l'intégralité de leur salaire pendant cette période, a indiqué Amazon. L'entreprise a proposé une convention de chômage partiel pour ses salariés à l'administration française. Et ce, pour un maintien des rémunérations à 100%, comprenant un plan de prévention à établir avec les instances représentatives du personnel. Un peu plus tôt dans la journée, l'entreprise avait envisagé cette cessation temporaire d'activité, dans un autre communiqué. 

"Amazon reconnait qu'on ne peut pas décemment mettre en place des mesures de sécurité et des process de travail spécifique, tout en maintenant la production. C'est une question de bon sens", commente Laurent Degousée, co-délégué de la fédération SUD Commerce, syndicat à l'origine de la condamnation judiciaire. Le représentant du personnel affirme aussi se trouver dans l'expectative sur la suite des événements : "Attendons de savoir ce que va proposer la direction à l'avenir, et si cela va perdurer dans le temps. Nous voulons être assurés, outre les effets d'annonces, que la santé et la sécurité des salariés soient les préoccupations majeures de la direction. La situation sanitaire se détériore depuis trois semaines."

Appel de la décision de justice

Hier, le géant du commerce en ligne s'était vu sommé, par décision de justice, de restreindre son activité aux produits essentiels. Le tribunal ayant jugé qu'Amazon avait "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés". À savoir, "aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d'expédition des commandes de produits alimentaires, d'hygiène et médicaux, sous astreinte d'un million d'euros par jour de retard et par infraction constatée", suivant l'ordonnance. Cette restriction est applicable dans les 24 heures et pour un mois sur les 6 entrepôts d'Amazon en France. Le tribunal de Nanterre a aussi ordonné à Amazon France d'établir une évaluation des risques relative à l'épidémie de coronavirus pour l'ensemble de ses entrepôts dans l'Hexagone.

Dans son communiqué, Amazon estime, enfin, rester perplexe et faire appel à la décision de justice. Et ce, "malgré les preuves concrètes apportées sur les mesures de sécurité mises en œuvre". Le géant du commerce en ligne déplore : "l'action syndicale qui a conduit à cette décision aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer."

 

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