Amazon teste la semaine de 30 heures sur ses équipes

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Aux Etats-Unis, Amazon teste la semaine de 30 heures de travail sur un nombre restreint de collaborateurs et apporte un début de réponse aux critiques régulièrement formulées sur les conditions de travail de ses employés.

Les salariés membres du programme pilote toucheront 75% du montant du salaire d’un contrat de 40 heures par semaine
Les salariés membres du programme pilote toucheront 75% du montant du salaire d’un contrat de 40 heures par semaine© Capture d'écran YouTube

Amazon a annoncé la mise en place d’un programme pilote à petite échelle, consistant à tester la semaine de travail de 30 heures. Selon le Washington Post, alors que beaucoup d’équipes travaillant pour l’e-marchand sont déjà à temps partiel, cette initiative présenterait la particularité de concerner toutes les strates de fonctions de l’entreprise, managers compris. Les équipes pilotes recevront les mêmes avantages que les employés à temps plein, à la nuance près qu’ils ne toucheront que 75% du montant du salaire d’un collaborateur travaillant sous un contrat à 40 heures par semaine. Officiellement, l’objectif de cette initiative est de créer un environnement de travail adapté aux horaires réduits tout en permettant la réussite des salariés et en favorisant les évolutions de carrière.

Une réponse à l'impact de la technologie sur l'emploi

Faire ainsi référence au bien-être au travail pourrait indiquer que l’e-marchand souhaite apporter une réponse à un problème couramment évoqué dans les médias, portant sur les conditions de travail de ses collaborateurs. Et notamment à l’enquête menée par le New York Times l’an passé, qui dressait un portrait peu reluisant de l’entreprise sur ce sujet. De nombreux observateurs voient là bien plus qu’une évolution de culture d’une seule entreprise. Le principe d’une semaine de travail de 30 heures ou moins serait en effet la réponse logique à des questionnements plus larges portant sur l’impact de la technologie sur l’emploi. En effet, un nombre croissant de théories sur le sujet consiste à dire que l’automatisation et la baisse de la demande globale de main d’œuvre sont deux tendances qui ne feront qu’augmenter dans les années à venir.

Décrié pour les conditions de travail de ses salariés

Régulièrement sous le feu des projecteurs médiatiques pour causes de grèves salariales dans ses entrepôts, l’e-marchand avait été l’objet de vives critiques en 2015 pour la manière dont il traite ses employés, à travers l'article au vitriol du New York Times sur le sujet. Personnes en pleurs sur leur lieu de travail ou encore enchainement de plusieurs journées de travail sans dormir, étaient des scènes décrites comme faisant partie de quotidien de certains salariés. Le fondateur d’Amazon Jeff Bezos, avait alors réagi par un mémo interne envoyé à ses équipes pour critiquer l'enquête du New York Times, précisant ilque "cette enquête ne décrit pas l'Amazon que je connais ou les gens avec qui je travaille tous les jours".

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