Amazon va déployer 1000 casiers dans les gares

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SNCF Gares & Connexions et Amazon viennent de signer pour le déploiement de 1000 casiers dans 980 gares en France. Le premier casier a été inauguré mercredi 20 juin à Paris Gare de Lyon.

Taore, street artiste membre du collectif Quai 36, a imaginé pour cette première consigne un habillage unique qui a été dévoilé au public ce matin, dans la Gare de Lyon. L’artiste déclare : « ma démarche est de surprendre les voyageurs avec une œuvre aux couleurs vives, une composition de formes abstraites et figuratives. »
Taore, street artiste membre du collectif Quai 36, a imaginé pour cette première consigne un habillage unique qui a été dévoilé au public ce matin, dans la Gare de Lyon. L’artiste déclare : « ma démarche est de surprendre les voyageurs avec une œuvre aux couleurs vives, une composition de formes abstraites et figuratives. »© CC / LSA

Il s’appelle Denis et il permettra aux clients Amazon parisiens transitant par la gare de Lyon de venir récupérer leurs colis 24 heures sur 24. Denis, c’est le premier casier installé qui découle du partenariat entre SNCF Gares et Connexions et l’e-commerçant. « Nous avons lancé une consultation pour aller plus loin sur le sujet des casiers et Amazon a proposé la meilleure offre, indique Patrick Ropert, directeur général de Gares et connexions, filiale de la SNCF entre autres en charge des galeries marchandes. L’objectif consiste s’adapter aux modes de vie de nos clients, qui sont fans du web et commandent sur Amazon.»

La SNCF accueille déjà 200 casiers PickUp mais visiblement La Poste n’a pas pu s’aligner sur le projet… Il faut dire que côté financement, Amazon supporte presque tout. SNCF Gares et Connexions s’occupe comme pour une boutique d’aménager l’espace avec l’accès aux énergies. L’e-commerçant fournit, lui, le casier et il doit s’acquitter d’un loyer qui est fonction de la fréquentation de la gare. Et bien évidemment, il lui incombe de mettre en place le bon schéma logistique pour remplir les équipements. Pas simple dans une gare, surtout quand le casier se situe en sous-sol. « Nous avons déjà 500 lockers en France et nous disposons des outils pour livrer facilement les colis, indique Ronan Bolé, directeur des opérations France d’Amazon. Le coût de livraison doit revenir environ au même qu’une opération au domicile du client puisqu’on est sur une prestation unitaire. Pour le client, la tarification ne change pas entre domicile ou casier. »

20 villes prioritaires

Le déploiement des 1000 casiers doit se faire sur 5 ans, avec un objectif de 100 équipements en 2018, 200 en 2019 et 2020, puis 250 en 2021 et en 2022. Un rythme que l’on peut juger lent au regard de la vitesse à laquelle le retail évolue… Interrogé sur le sujet, Ronan Bolé précise qu’il n’est pas exclu d’accélérer si les premières implantations se passent bien. Même philosophie pour Patrick Ropert qui pointe également le besoin de production des casiers de la part d’Amazon : « ce planning nous permet d’envisager un déploiement serein et de nous adapter selon les retours que nous aurons sur chaque implantation.»

Parmi les prochaines installations, les gares prioritaires sont : Paris Nord, Courbevoie, Lyon Part Dieu, Lyon Perrache, Colmar, Mulhouse, Aix-en-Provence, Nice, Lille Flandres, Valenciennes, Arras, Poitiers, La Rochelle, Brest, Le Mans, Nantes, Metz ville.

Et les casiers tri-températures?

En France, l’offre des casiers peine à se développer. Le polonais Inpost, avec Abricolis, a quitté l’Hexagone faute d’avoir trouvé sa rentabilité économique. La Poste et UPS proposent des solutions mais on reste sur des déploiements faibles, surtout qu’en France, les points de retrait chez les commerçants de quartier rencontrent un vrai succès avec un investissement minime. Chez Amazon, Ronan Bolé précise « penser avant tout du point de vue du client et on verra après la rentabilité. » Si on supprime de l’équation l’aspect financier, on peut alors s’interroger sur le déploiement de casiers tri-température afin de livrer les produits Amazon Prime Now. Patrick Ropert indique que le sujet a été étudié à la SNCF mais « pour le moment le prix de l’installation reste trop élevé ». Ronan Bolé, lui, annonce que ce n’est pas une volonté à l’instant T mais laisse sous-entendre que c’est une question de temps, pas de moyen. 

 

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