André repart du bon pied

· Le distributeur d'équipement de la personne a stabilisé son périmètre. Il se concentre sur la relance de ses enseignes de centre-ville.

Nous avons dépassé nos objectifs pour l'exercice 1996-1997. Nous prévoyons d'atteindre une rentabilité nette sur chiffre d'affaires de 5% dans quelques années. Nous n'entendons pas rester trop longtemps dans une phase d'investissements limités. » Jean-Claude Sarazin, président du directoire du groupe André, s'est montré résolument optimiste lors de la présentation des résultats du spécialiste de l'équipement de la personne.

Ce dernier revient de loin : le groupe avait affiché près d'un milliard de francs de pertes l'an dernier, principalement en raison d'énormes provisions pour restructurations. Entre-temps, les principaux foyers de pertes ont été éliminés : André Deutschland et le vépéciste de vêtements de travail Adolphe Lafont ont notamment été cédés.

André a pu éviter de se défaire d'autres filiales. La marque de jeans Liberto, qui n'a pas trouvé preneur a été réintégrée dans le pôle « centre-ville ». « Son exploitation est positive », souligne Jean-Claude Sarazin.

Creeks, après l'arrêt de sa division négoce, teste un concept de 500 à 800 m2. Il prévoit d'en exploiter une dizaine d'ici à la fin de l'année. La chaîne de prêt-à-porter féminin Kookaï a certes enregistré les premières pertes de son histoire (24 millions de francs), mais Jean-Claude Sarazin estime que ce recul résulte d'un problème de marketing qui devrait être rapidement résolu. Caroll, en son temps, a connu des problèmes similaires, avant d'être spectaculairement redressée. Ainsi « le périmètre du groupe est aujourd'hui stabilisé », explique Jean-Claude Sarazin.

En conséquence, André peut se concentrer sur la redynamisation de ses enseignes de centre-ville. La chaîne André va se séparer de 74 succursales, dont 18 seront franchisées et les autres cédées. Un nouveau concept sera testé en février ou mars. Parallèlement, le groupe revoit ses approvisionnements et son marketing. Le but est à la fois de généraliser le circuit court et d'améliorer le style des produits. Quelque 70 cadres ont été engagés dans les départements design et marketing.

André est par ailleurs parvenu à réduire son endettement, passé de 2,7 à 1,93 milliard en un exercice. L'objectif est d'atteindre 1,5 milliard. L'amélioration des performances du groupe ne sera cependant pas suffisante pour honorer l'échéance d'un important emprunt convertible fin 1998. Mais, a déclaré Jean-Claude Sarazin, le directoire a obtenu « l'autorisation d'utiliser le maximum d'outils » pour y faire face.
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Article extrait
du magazine N° 1559

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