André SA entame son plan social

Les réductions d'effectifs annoncés en octobre entrent dans leur phase active. L'Inspection du travail se prononce cette semaine sur le plan prévu pour le mois prochain.

Si les parlementaires la votent, la loi sur le durcissement des plans sociaux envisagée par le gouvernement ne s'appliquera pas à André SA. Le chausseur a peaufiné son dossier, présenté cette semaine à l'Inspection du travail, sept mois après l'annonce de la suppression de 490 emplois sur les 1 700 de cette filiale, la plus touchée par la restructuration du groupe. Si le PDG, Georges Plassat, a frappé fort en décidant de réduire de moitié le réseau de vente d'André SA, il s'était engagé à en adoucir le choc social.

L'entreprise n'a pas lésiné sur les moyens financiers. Ainsi,l'une des dispositions prévoit que les salariés âgés de 51 ans ou plus pourront bénéficier d'une préretraite, tout en conservant 65 % du salaire brut. Une autre mesure garantit le versement d'allocations dégressives aux employés qui quitteraient un poste à temps complet pour un temps partiel. La chaîne compte aussi sur les repreneurs des 110 points de vente condamnés. Quitte à financer des formations. Ainsi, une soixantaine de salariés sont en stage chez Yves Rocher, acquéreur de 18 magasins. « Une enseigne de textile » dont la direction tait le nom, susceptible de racheter une vingtaine de points de vente, serait disposée à reprendre la quasi-totalité des effectifs en place. « Par dessus tout, nous comptons sur les reclassements internes », indique la DRH groupe. Les recrutements externes sont donc gelés. Paradoxalement, c'est sur ce point que les syndicats se montrent dubitatifs : « Il n'est pas sûr que ces postes correspondent aux profils des salariés menacés de licenciement, et les directeurs de filiale traînent les pieds », explique Gilles Métayer, délégué FO, qui vient d'adresser une lettre ouverte au PDG pour réclamer son implication dans les transferts entre enseignes. « Il faut un effort de chaque côté, estime pour sa part la direction. Les opportunités ne manquent pas au sein des Halles Chaussures et des Halles Vêtements ».

André SA, qui a majoré les indemnités de licenciement de ceux qui choisiraient de partir, espère en limiter le nombre à une centaine. Un optimisme à confirmer
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Article extrait
du magazine N° 1720

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