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Aoste et ses marques vont être rachetés par le mexicain Sigma Alimentos

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Par ce rachat, les marques françaises de charcuterie telles Aoste, Cochonou ou encore Justin Bridou qui viennent de changer d’actionnariat, passeront sous pavillon mexicain.

groupe aoste

Le groupe alimentaire mexicain Sigma Europe a lancé une offre publique d'achat (OPA) amicale sur l'espagnol Campofrio, le leader européen de la charcuterie. Par ce changement de main, le propriétaire des marques Aoste, Justin Bridou et Cochonou passeront sous l’égide du mexicain, qui a acquis le groupe pour une valeur totale d'environ 1,56 milliard d'euros d'actions (228.775 actions au prix unitaire de 6,80 euros)

Sigma, l'un des principaux producteurs de saucisses aux Etats-Unis et un spécialiste de la viande froide et du fromage, s'était auparavant assuré d'obtenir le soutien des principaux actionnaires, à savoir le fond américain Oaktree (27,92%) de la famille Ballvé (12,4%) fondatrice de Campofrio, et de Caixabank (4,17%). Ainsi, Sigma est assuré d’avoir 45,8% du capital de Campofrio.

Une fois assuré cet appui, Sigma a lancé une OPA amicale sur les quelque 55% restants, au prix de 6,8 euros par action, soit une prime de 10% par rapport à son cour de clôture de mercredi. Le titre a terminé en forte hausse de 11,71% jeudi à 6,87 euros.

Déjà sous contrôle chinois

Le groupe Campofrio, via Smithfield Food, vient d’être racheté par un géant chinois au début du mois de juin, Shanghui International holdings. Le groupe mexicain ne précise pas la part qu'il a acquise auprès de ce groupe alimentaire chinois, qui possédait 37% du capital de Campofrio et qui devait réduire sa part à moins de 30% après avoir exclu une OPA sur le groupe espagnol.

L'accord prévoit de maintenir Pedro Ballvé pour cinq ans, à la présidence de Sigma.

Sigma compte des usines et 132 centres de distribution dans 10 pays d'Amérique latine et emploie 30.000 personnes.

Campofrio a vu son bénéfice net chuter de 61% (sur un an) à 1,8 million d'euros, au cours des neuf premiers mois de l'année. Il impute cette contre-performance à une augmentation du prix de la viande.

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