Apple perd son guide

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Steve Jobs, l'ex-patron et fondateur d'Apple est mort la nuit dernière à l'âge de 56 ans. Il laisse un lourd héritage à son successeur Tim Cook: 30 ans de créations et une entreprise au succès insolent.

Steve Jobs
Steve Jobs© QI HENG

Lors de la présentation par Apple de l’iPhone 4S à Cupertino, mardi 4 octobre, un fauteuil est resté vide. Peut-être le fauteuil réservé pour Steve Jobs ? Au siège de la société qu’il a fondé en 1976 avec Steve Wozniak, un autre restera inoccupé, celui de la présidence du conseil d’administration qu’il avait conservé après son retrait de la direction générale en août dernier. Steve Jobs est décédé cette nuit des suites de son cancer du pancréas, une maladie contre laquelle il luttait depuis 2004, année de sa première vacance à la tête d’Apple.

Il laisse une société au sommet de la hiérarchie mondiale de l’électronique grand public. Depuis son retour aux manettes en 1997, Steve Jobs avait construit un mastodonte du business mondial. Une capitalisation boursière de plus de 350 milliards de dollars, soit plus du tiers du CAC 40 à elle toute seule (794 milliards d’euros pour le top 40 français en ce début du mois d’octobre), un chiffre d’affaires de 65 milliards de dollars (7 milliards en 1997), un résultat net en croissance à deux chiffres depuis la sortie du premier iPhone en 2007 et un réseau de 357 magasins dont 9 en France (voici une visite guidée par Steve Jobs du premier Apple Store en 2001).

Au-delà des chiffres, c’est l’affect lié à l’entreprise et aux produits de la marque (Mac, iPod, iPhone, iPad...) qui explique la pluie d’hommages. De Barack Obama (« le monde a perdu un visionnaire ») à Nicolas Sarkozy qui salue « un créateur inspiré et inspirant » en passant par Bill Gates, mais aussi les fondateurs d’Amazon et de Facebook et jusqu’au plus grand rival Samsung Tous soulignent le rôle du président d’Apple dans la conception des produits high-tech phares de ces 30 dernières années.

Car bien que canonisé aujourd’hui, Steve Jobs n’était pas un saint pour autant. « Dictateur » dans son entreprise, obsédé maniaque du contrôle de l’information et pas toujours un citoyen modèle (il se garait, dit-on, régulièrement sur les places réservées aux handicapés), Steve Jobs était un dur en affaires qui ne lâchait rien. L’opérateur Orange avait ainsi bataillé jusqu’à la dernière minute l’accord commercial pour l’iPhone et la distribution française ne porte pas les équipes d’Apple dans son cœur. Malgré tout, la Fnac, partenaire historique d’Apple, par l’intermédiaire de son président Alexandre Bompard rend hommage au « changeur de monde (…) doté d’un sens inné du beau et de l’anticipation.»

Un héritage très lourd pour son successeur à la tête d’Apple Tim Cook. Ce dernier, déjà à l’œuvre mardi pour la présentation de l’iPhone 4S, est désormais seul aux commandes de l’entreprise. Dans le business, les fauteuils ne restent pas vide très longtemps.

 

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