Après 2013 en demi teinte, le marché du bricolage semble redémarrer

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Industriels et distributeurs ont fait un point sur l’actualité du bricolage entre redémarrage des ventes, concentration du secteur et signature d’un code de bonne conduite des pratiques commerciales.

Depuis le début de l'année, les ventes sont reparties à la hausse. Effet de bsae, ou réelle embellie ?
Depuis le début de l'année, les ventes sont reparties à la hausse. Effet de bsae, ou réelle embellie ?

Avec 24,48 milliards d’euros de ventes (-0,1% sur un an), le marché du bricolage n’a pas fait d’étincelles en 2013. En euros constants, la baisse serait meme de 0,9%. Mais cette faiblesse permet de rebondir plus facilement, ce serait-ce que par un effet de base de comparaison. Si on ajoute à cela une meilleure météo, et les nouveaux m2 gagnés, le marché affiche, à fin mai 2014, une progression des ventes de 4,8% en cumul annuel. « Je vois plutôt la bouteille à moitié pleine. C’est-à-dire que notre marché a très bien résisté par rapport à d’autres » a souligné Frédéric Sambourg, le patron de la Fédération des magasins de bricolage. Bien que la baisse du nombre de mises en chantier soit de 20% depuis un an, le nombre de transactions dans l’ancien a suivi une progression du même ordre, ce qui permet d’alimenter tout de même la demande. Le portrait robot du secteur n’a que peu évolué en 2013, avec un poids toujours imposant des GSB, qui représentent 76% des ventes. Les grandes surfaces alimentaires, avec 3,95% du marche (et un poids en recul de 4,42%) n’en finissent plus de dévisser. Alors que le groupe Kingfisher est entré en négociations avec Mr Bricolage pour un rapprochement des deux acteurs, Gilles Caille, président d’Unibal en partance (organisation regroupant les fournisseurs de matériels de bricolage et de jardinage) a jugé que ce regroupement, dans un secteur déjà très concentré, allait « mettre une pression supplémentaire sur les achats ». Mais il a néanmoins parlé d’une inquiétude mesurée, « car la distribution est plus que jamais à la recherche de différenciation. Et ne pas comprendre qu’il faut différencier son offre enseigne par enseigne  est une erreur selon moi ».

L’énorme potentiel des enseignes de proximité

Ces mouvements entre enseignes mettent en lumière l’attraction de plus en plus forte –comme pour les enseignes alimentaires- pour les magasins de proximité, dont Mr Bricolage est l’un des représentants. « Les consommateurs veulent être au plus près des produits. Et dans les zones rurales et rurbaines, il y a encore du potentiel pour les ouvertures » note Frédéric Sambourg. Le bricolage, qui a bénéficié de 400 000 nouveaux m2 en 2013, devrait en ouvrir environ 300 000 m2 cette année. La stratégie de maillage du territoire continue d’agiter les enseignes, qui pourraient trouver là un moyen de démocratiser le click & collect en proposant des points de retrait proches des consommateurs. Sans pour autant tout miser sur internet, dont le poids est encore très faible dans le bricolage, et devrait le rester selon la majorité des observateurs.

 

Une répartition toujours largement  l'avantage des GSB :

 

Et un poids toujours aussi important du duo Adeo / Kingfisher :

(répartition des parts de marché entre les GSB) :

 

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