Après The Phone House, Tel and com raccrocherait à son tour

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Après The Phone House, l'enseigne de téléphonie mobile Tel and com qui appartient à la galaxie Mulliez serait à son tour une victime collatérale de la bataille que se livrent les opérateurs mobiles depuis l'arrivée de Free.

L'enseigne Tel and com (groupe Mulliez) va fermer ses 160 boutiques selon La Voix Du Nord
L'enseigne Tel and com (groupe Mulliez) va fermer ses 160 boutiques selon La Voix Du Nord

La débâcle se poursuit dans la téléphonie. Après la fermeture de l’enseigne The Phone House (devenue depuis une société de services baptisée Connected World Services France) et alors que les opérateurs songent à réduire leur réseau de boutiques, c’est au tour de l’enseigne Tel and Com d’être dans la tourmente. Selon La Voix du Nord, l’enseigne qui fait partie de la galaxie Mulliez (elle appartient à Grégory Sartorius, gendre d'Eric Derville, le fondateur de Norauto), serait sur le point de fermer ses 160 points de ventes. Au total, ce sont 759 emplois qui sont sur la sellette. L’enseigne de téléphonie qui a perdu en janvier 2015 son contrat avec Bouygues Telecom (elle ne peut plus vendre les forfaits et les téléphones subventionnés par l’opérateur) va perdre celui avec Orange en juin.

"La téléphonie est morte"

Or, le business model de ce type d'enseigne repose sur les commissions versées par lesdits opérateurs pour chaque forfait vendu. Asphyxié, Tel and Com ne serait plus en capacité de poursuivre son activité. Et la direction étant injoignable, il est impossible d’en savoir plus sur les informations financières de l’entreprise. Mais selon un représentant du personnel cité par le site 01Net, un Plan de sauvegarde de l’emploi serait actuellement en négociation avec la direction. Un représentant qui estime que de manière générale "le marché de la téléphonie est mort".

En cause, l’arrivée de Free sur le marché du mobile en 2012 et la guerre que se livrent les opérateurs depuis. Car pour suivre la cadence imposée par le groupe de Xavier Niel, tous les opérateurs ont dû réduire leurs coûts et opter pour de la vente directe via leur site internet. Ainsi sont nés les opérateurs Sosh, B&You et Red de SFR. Des opérateurs qui se passent donc désormais des boutiques télécom dites "multi-opérateurs" comme Tel and com. Il s’agit d’ailleurs du même scénario qui a fait plonger The Phone House, pourtant leader sur ce marché, en 2013. Mais l’enseigne qui s’était lancée dans une forte expansion était sans doute plus fragile que Tel and com.

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