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Arc, le leader des arts de la table en grande difficulté

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Arc International, leader mondial des arts de la table, va mettre au chômage partiel quelque 4400 salariés au cours du prochain trimestre. Un investisseur américain, Richard Cashin, doit racheter la société qui réalise un milliard de chiffre d'affaires pour 58 millions d'euros. Mais des milliers d'emplois pourraient être supprimés. 

Le géant verrier Arc poursuit un mauvais feuilleton pour sa recapitalisation
Le géant verrier Arc poursuit un mauvais feuilleton pour sa recapitalisation© photoiron - Fotolia

Fin d'année triste pour les salariés du géant de la verrerie et des arts de la table, Arc International. En grande difficulté avec quelque 450 millions de dettes, le groupe vient d'annoncer trois mois de chômage partiel pour 4 400 salariés, mais la crise est telle que les élus locaux où sont situées les usines du groupe craignent un désastre social qui pourrait aboutir à la suppression de plus de 6 000 emplois si la situation ne s'améliore pas.

Mauvais feuilleton du côté des investisseurs

Arc International doit notamment être recapitalisé grâce à l'entrée d'un nouvel investisseur, aux côtés de la famille Durand qui semble connaître à peu près le même sort que la famille Rapp dans le meuble. Celle-ci n'a plus les moyens de conserver la majorité. Mais l'arrivée d'un repreneur semble suivre un mauvais feuilleton : le fonds HIG a jeté l'éponge, avant que n'apparaisse un tandem au sein du fonds Peak Hill Partners, associant le Russe Yuri Kudimo avec son fonds Pangeo, et l'Américain Richard Cachin, dirigeant du fonds One Equity Partner. 

La chute du rouble balaie le fonds Pangeo

La chute du rouble et la crise boursière de la semaine dernière ont réduit la fortune des Russes de plusieurs milliards d'euros et, en fin de semaine, le fonds Pangeo s'avérait incapable d'apporter les fonds promis. "Dans les délais, c'était impossible pour un fonds", explique un expert.  Du coup, c'est Richard Cashin qui reprendrait à titre personnel seul 75 % du capital pour 58 millions d'euros, via Peak Hill Partners, la famille Durand conservant 25 % en apportant 2 millions d'euros. Mais l'Etat s'inquiète, il craint que Richard Cashin ne soit intéressé que par les activités américaines d'Arc International, laissant à terme les usines françaises fermer ou les revendant à la découpe. Selon certaines sources, l'investissement dans la filiale américaine puis le transfert des fonds vers le groupe en France rassurerait l'investisseur américain, notamment du point de vue de la législation en vigueur, pour maîtriser son apport. L'affaire est si importante que le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron suit le dossier de très près. 

Un plan de licenciement de 550 personnes

Le rachat d'Arc par Richard Cashin est déjà conditionné à la suppression de 550 emplois au siège, compensés par 150 affectés à la création. Quoi qu'il en soit, la facture sociale sera élevée, même si Arc International réussit à éviter le redressement judiciaire. Les dirigeants d'Arc appellent à "ce que l'Etat valide la transaction, car il y a urgence pour Arc International". Le chiffre d'affaires serait passé de 1 milliard d'euros à 850 millions d'euros en quelques mois. 

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