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Arnaud Montebourg veut voler au secours des PME

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Ministre du redressement productif
Ministre du redressement productif © FAYE MATTI/ MINISTÈRE DU REDRESSEMENT PRODUCTIF

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Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, qui tenait sa première conférence de presse, a annoncé la création de «délégués du redressement productif» dans toutes les régions françaises, pour faire face aux défaillances d’entreprises qui semblent se multiplier dans le contexte de l’après-législative. «Il nous faut parer à l’urgence de la situation, non seulement auprès des entreprises de plus de 400 salariés dont le comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) a la charge, mais surtout auprès des 3,5 millions d’entreprises de moins de 400 salariés qui échappent au CIRI. Nous voulons intervenir avant que les sociétés ne déposent le bilan. Une entreprise sur deux qui fait l’objet d’un redressement dépose le bilan, et une sur deux déposant le bilan ferme ses portes, a indiqué le ministre. Il a ajouté que son ministère était assaillit de demandes d’aides auxquelles il ne pouvait faire face compte tenu du nombre de défaillances actuelles, qui semblent en passe d’atteindre un niveau rappelant les pires heures de l’économie française.

Arnaud Montebourg charge l'ancien gouvernement

Arnaud Montebourg veut «une mobilisation générale» des partenaires sociaux, des préfets, des chambres de commerce, rassemblés autour des fameux délégués régionaux, pour éviter que les entreprises en difficulté ne sombrent. Il n’a pas manqué non plus de rappeler le bilan du précédent gouvernement, qui aurait laissé, pour suivre des idées libérales, «le secteur privé sans aucune aide ni intervention, au motif que celui-ci ne concernerait pas l’état », alors que des sociétés disparaissent, ainsi que des emplois. «900 usines ont fermé en 10 ans et 750 000 emplois ont été détruits.» Le ministre va prochainement proposer en Conseil des ministres une nouvelle loi sur les licenciements, après consultation des partenaires sociaux, et réfléchit à un texte législatif pour «protéger nos intérêts industriels». Interrogé sur le dépôt de bilan du volailler Doux, Arnaud Montebourg a indiqué avoir regretté que la solution préconisée par les banques et le CIRI n’est pas prévalut et a précisé que les moyens nécessaires à la poursuite de l’activité de la société seraient révélés dans les prochaines semaines.

1 commentaire

mp49

19/06/2012 13h45 - mp49

Il faudrait commencer par demander aux banques de faire leur boulot de banquier afin d'aider les entreprises en difficultés et cela éviterait le dépôt de bilan pour beaucoup... j'en ai eu la triste expérience avec une banque qui a pour emblème un écureuil, qui m'a supprimé une autorisation de découvert de 22.500 euro du jour au lendemain (août 2008)= sept 2008 redressement judiciaire et octobre 2010 dépôt de bilan ! 10 ans de travail et 9 emplois supprimés ! merci l'écureuil!!!

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