Marchés

Assises de la FICT : les professionnels réfléchissent à moderniser la filière

Ce temps fort de la Fédération Française des industriels charcutier traiteurs a été ponctué de tables rondes. L’occasion pour l’ensemble des professionnels du secteur de réfléchir à des pistes pour améliorer la situation de la charcuterie, sur le marché français et à l’export.

rayon traiteur

A l'occasion des assises de la Fict, Daniel Bonnabeau, expert de l’agro-alimentaire chez Ernst & Young, a insisté sur l’importance de la taille critique des entreprises pour professionnaliser les structures et être davantage en phase avec les évolutions du marché: « La valeur ajoutée au rayon libre-service doit passer par des produits élaborés qui incorporent davantage de technologies. Le service va devenir quelque chose d’importance pour le consommateur » prophétise-t-il.

La praticité, c’est l’une des clés selon les analystes du secteur : « Les industriels doivent prendre conscience de la praticité du produit. C’est important, surtout à l’heure du drive » analyse Bertille Vivien, de Kantar Worldpanel.

Mutualiser les coûts

Comme de nombreux industriels, Loïc Hénaff, de la marque éponyme, a souligné l’importance de la mutualisation : « Nous mutualisons nos achats pour les locations de voitures, de téléphones portables et de plastiques, et nous débutons la mutualisation logistique, c’était nécessaire, mais c’est aussi très compliqué » explique-t-il. Il a cependant émis un doute sur la pertinence de mutualiser des achats de matières premières, étant donné la spécificité des découpes à acheter selon les acteurs.

Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, était attendu sur les positions des distributeurs. Vivement critiqué par les professionnels de la charcuterie, en raison des faibles hausses passées durant les négociations, le représentant des enseignes a rappelé « qu’il ne fallait pas nous focaliser sur la distribution. La faible part des produits exportés, le manque de contractualisation entre les filières végétales et animales, et la restructuration à opérer dans les abattages sont des problèmes structurels de la profession ». Il a prôné un travail plus accru entre industriels et distributeurs sur « l’image et l’innovation au sein des produits » en rappelant qu’une hausse des prix en rayons pourrait générer une baisse des volumes.

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