Marchés

Assistants numériques : la multiplication des standards

Lancé début septembre, le très médiatisé Visor, clone économique du Palm Pilot, a confirmé la domination du standard Palm. Les systèmes concurrents sont pourtant de plus en plus nombreux.

Ce fut l'événement de la rentrée au rayon des assistants numériques. Le mythique Visor, clone de Palm Pilot développé par des transfuges de 3Com, était enfin disponible en France. Avec une foule d'accessoires permettant de le transformer en appareil photo ou en baladeur MP3 et des coloris acidulés, il a donné un sacré coup de vieux à la concurrence. Les responsables de Palm - le vrai - avaient d'ailleurs senti le vent tourner et présentaient, cet été, un modèle, le M100, disponible avec des coques colorées.

Avec ces deux lancements, le Palm OS (Operating System, ou système d'exploitation, environnement utilisé sur ces machines) a doublement occupé le devant de la scène. Et le phénomène ne devrait pas se démentir, puisque de nouveaux fabricants viennent d'acquérir la licence Palm : Motorola, Kyocera, mais aussi Sony. L'industriel japonais a lancé ses deux premiers modèles, les PEG-S500C et S300, au Japon le 9 septembre. Et contribue lui aussi à la domination actuelle du standard Palm (voir chiffres ci-contre).

Pourtant, le Palm OS est encore loin d'afficher la domination d'un Windows sur les PC de bureau et les alternatives existent. La résistance la plus importante est celle de Psion, avec son environnement Epoc que développe une société commune avec Motorola, Ericsson et Nokia. Notons tout de même que Motorola vient de signer un accord avec Palm et qu'Ericsson est partenaire de Microsoft.

Des logiciels pour toutes les machines

Le géant du logiciel possède bien évidemment son propre environnement pour assistants numériques, Pocket PC, qui a succédé cette année au peu satisfaisant Windows CE. Utilisé sur de nombreux modèles, il peine cependant à s'imposer. D'autres constructeurs enfin, comme Franklin ou Siemens utilisent des environnements propriétaires - c'est-à-dire développés par leurs soins. Ou encore Apple, qui devrait revenir prochainement sur le marché avec un successeur de son trop précoce Newton. Pour les fanatiques de logiciels libres, Samsung a également présenté au début de l'année le Yopi, une machine fonctionnant sous Linux. Mais il n'en a donné aucune nouvelle depuis. Autre solution séduisante : le MPS (Multi Platform System) développé cette fois par la firme française Palmware.

Le MPS est ce que les informaticiens appellent un ordinateur virtuel. Venant s'installer entre l'OS de la machine et les logiciels, il permet, concrètement, de faire fonctionner de la même façon un Palm, un Psion ou tout autre appareil, quel que soit son standard.

« Nous permettons ainsi aux développeurs d'applications de ne pas avoir à choisir leur camp », explique Patrick Dehlinger, PDG de Palmware. Une vingtaine d'applications grand public existent déjà, dont un navigateur WAP. Ultime bonne nouvelle : tous ces logiciels sont disponibles gratuitement sur le site Palmware.

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