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Assistants personnels : un futur marché de masse ?

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· Une offre de plus en plus riche, des produits de plus en plus polyvalents : le marché des organizers monte en gamme et tente d'élargir sa clientèle.

Assistant personnel, Personal Digital Assistant (PDA), Handheld Personal Computer (HPC), Palmtop Computer. Autant de noms pour désigner à peu près la même chose : des « organizers évolués », véritables ordinateurs de poche parfois, qui gagnent doucement mais sûrement les rayons bureautique. Les marques sont aussi prestigieuses que les nouveautés nombreuses : Psion Series 5 de Psion, PalmPilot de 3 Com (successeur du Pilot de US Robotics), Sharp ZQ 650, Avigo (Texas Instruments), Cassiopeia (Casio), HP 360 LX (Hewlett-Packard) s'affichent ou s'afficheront d'ici à février 1998 aux côtés des agendas, répertoires électroniques et micro-ordinateurs dans les rayons.

Pour les professionnels

Principale spécificité des assistants personnels, ils allient miniaturisation extrême et richesse fonctionnelle. Gestion du temps (agenda), répertoire d'adresses, mais aussi traitement de texte, tableur, fonction imprimante, connexion GSM et/ou Internet, le tout tenant dans la main. Miracle de la miniaturisation, qui constitue à la fois leur premier atout et leur principal handicap. En effet, leur petitesse génère inévitablement des problèmes d'ergonomie. « C'est une phase transitoire de l'évolution de ces produits », affirment certains acteurs de ce marché, persuadés qu'ils finiront par se substituer aux portables.

Ce qui est certain, c'est que ce format de machine intéresse les secteurs informatique et électronique. Outre HP, Compaq, Nec, Hitachi, Philips, Casio, Sharp et Goldstar sont dans les starting-blocks Sans parler de Microsoft qui, avec Windows CE, un système d'exploitation allégé dédié à ce format, va faire progresser la compatibilité avec l'informatique de bureau « normale ».

« Nous sommes en présence d'un futur marché de masse », assure Alain Carré, responsable des produits bureautique à la Fnac, en énumérant les besoins auxquels les assistants personnels sont en mesure de répondre : la disponibilité immédiate d'informations, la mobilité bien sûr, la gestion du temps, la possibilité d'exploiter des bases de données et un tableur compatible avec les configurations de bureau.

Autant de besoins qui font encore référence aux univers professionnels. Laurence Bellet, responsable des produits bureautiques chez Hewlett-Packard, définit ainsi sa cible : « D'un côté l'employé qui cherchera à améliorer chez lui sa productivité personnelle, et de l'autre des groupes d'utilisateurs professionnels. Des forces de vente par exemple. » Aucune allusion précise à un marché grand public. Il est vrai que les assistants personnels n'ont rien de ludique et se prêtent peu à un usage familial

Pour autant, les quantités sont déjà significatives. Certains grands intervenants du secteur tablent sur 150 000 pièces en 1998. Pour l'heure, les assistants personnels représentent le haut de gamme d'une pyramide dont le découpage résulte plus d'une classification fondée sur la puissance et le prix que d'une hiérarchie des besoins de l'utilisateur. Sur les six premiers mois de 1997, l'ensemble (des databanks aux assistants personnels) pesait, selon GFK, 18,5% du segment des calculatrices, soit un peu moins d'un million de pièces.

L'anglais Psion, inventeur de l'organizer dans les années 80, restera celui qui aura incontestablement fait figure de pionnier en améliorant sans cesse le produit et en créant une vraie segmentation, de la simple fonction d'organisation au concept d'assistant personnel, développant des produits toujours plus conviviaux, maniables et ergonomiques.

Des distributeurs intéressés mais prudents

Côté grande distribution, chez Auchan et Carrefour on se dit vivement intéressé par les produits Psion, mais on reste prudent : la vocation des assistants personnels reste difficile à appréhender. « Le marché n'est pas bien défini, concède Pascale Garrido, directeur général France de Psion. En conséquence, notre approche du grand public et celle de la grande distribution sont encore très perfectibles. C'est pourquoi nous pensons que notre clientèle sera d'abord essentiellement professionnelle ou semi-professionnelle. Cela ne nous empêche pas de souhaiter que les consommateurs puissent trouver nos produits dans des canaux dédiés au grand public. » Une bonne façon de préparer l'avenir.

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