Associer les produits méditerranéens à la saurisserie

Les produits méditerranéens frais et assimilés ont du mal à trouver leur place en linéaires. Blini recommande de les mettre près des blinis, leur accompagnement naturel.

Les produits méditerranéens se heurtent encore à un problème de définition pour trouver leur place en rayon. Les produits les plus vendus, tarama (40 % PDM du rayon) et blinis (35 % PDM) peuvent à la rigueur se rattacher à la zone Méditerranée, à côté des tzatzikis et autres houmous, mais le guacamole est incontestablement de provenance plus lointaine. Le problème se complique encore avec l'apparition de nouvelles références, comme les tapenades, le caviar d'aubergine ou la diversification des taramas. De plus, les producteurs proposent souvent des lots combinés comme le tarama-tzatziki, ce qui devrait logiquement exclure la séparation entre les deux rayons, traiteur et saurisserie. Toutefois, certains magasins proposent encore des produits comme le tzatziki ou le guacamole en deux endroits, ce qui déconcerte le consommateur.

Un univers du « tartinable »

Pourtant, le leader du segment, Blini, regroupe les produits méditerranéens et les spécialités tex-mex. « En fait, explique un responsable de l'entreprise, ces produits appartiennent à l'univers du tartinable et se définissent par leur mode de consommation, plutôt que par leur origine. »

Ces produits ne représentant encore qu'une niche, les entreprises qui les proposent n'ont aucun pouvoir concernant leur implantation dans un rayon. « Chaque enseigne a sa politique merchandising en la matière, constate-t-on chez Blini. Carrefour les place en saurisserie alors qu'Auchan opte pour le rayon traiteur frais. »

Il est vrai que le positionnement du tzatziki ou du guacamole en saurisserie peut surprendre, mais il est justifié par la proximité avec les blinis qui constituent leur accompagnement naturel et qui représentent un important pourcentage des ventes.

« L'idéal, estime-t-on chez Blini, serait un univers à part, à l'image du rayon " dips " (produits exotiques) que l'on trouve en Angleterre. » Ces produits ne devraient donc pas être segmentés suivant une quelconque origine, mais en fonction de leur mode de consommation, puisqu'ils ont en commun d'être tartinables. Pour le consommateur, ce sont des achats d'impulsion fondés à la fois sur le plaisir de la dégustation, mais aussi sur son côté pratique : « Ouvrez-dégustez. »

Améliorer la lisibilité du rayon

La répartition entre plusieurs rayons aboutit à une déperdition des ventes. On reconnaît toutefois chez Blini, que la constitution d'un rayon dédié n'est actuellement pas envisageable, d'où la préconisation d'une implantation à proximité de la saurisserie. « En fait, nous nous fondons sur un constat : ce positionnement donne actuellement les meilleures performances. » Blini propose donc la réunion des produits méditerranéens et du guacamole en entrée de la saurisserie, à côté du tarama, le segment des blinis assurant la transition avec le surimi et l'univers des poissons fumés.

Ce regroupement devrait contribuer à la croissance d'un rayon qui manque encore de lisibilité pour le consommateur.
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Article extrait
du magazine N° 1699

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