Attentats de Paris : large mobilisation pour renforcer la sécurité et limiter les conséquences économiques

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Après la réunion consacrée à la sécurité des lieux publics au ministère de l’Economie, le mardi 17 novembre 2016, le Medef a créé des groupes de travail dont l’un pour limiter l’impact économique des attentats sur le commerce et le tourisme, que Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, va piloter.

Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, va piloter le groupe de travail sur les conséquences économiques des attentats au Medef
Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, va piloter le groupe de travail sur les conséquences économiques des attentats au Medef

La réunion des organisations professionnelles des opérateurs des secteurs vitaux de l’économie avec Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, et Martine Pinville, secrétaire d'Etat au commerce, mardi 17 novembre 2015, était principalement axée sur la sécurité des lieux publics, mais également sur la nécessité qu'elle ne “paralyse pas l’activité économique”, selon les deux locataires de Bercy. Pour répondre à ces objectifs, le Medef vient de mettre en place quatre groupes de travail. Le premier concerne la sécurité des entreprises et des salariés, le second concerne l’impact économique des attentats sur le commerce et le tourisme, les deux autres sur les ressources humaines et les réservistes employés dans les sociétés.

Pour les aspects économiques, c’est Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, qui pilotera le groupe de travail, avec Thierry Hesse, président du Comité du tourisme. Ils feront le lien avec le gouvernement. “Il s’agit de travailler au mieux pour que les nécessaires mesures de sécurité s’articulent avec le maintien de l’activité économique, indique l’entourage de Jacques Creyssel. Le ministre nous a ainsi informés que les manifestations ou colloques sont à nouveau autorisés”, malgré l’état d’urgence. Les deux “pilotes” suivront particulièrement l’activité dans le commerce et le tourisme, premiers impactés par les attentats, et malgré la volonté marquée des Français de ne pas céder à la peur.  

Pas de pays fort sans économie forte

Dans un communiqué, Pierre Gattaz, président du Medef, précise que  “la sécurité de nos concitoyens et de notre pays est une priorité pour nous tous. Nous ne serons pas paralysés par la peur. Nous allons continuer nos actions, dans le respect de nos convictions, pour accompagner nos chefs d'entreprise et leurs salariés à faire face dans leur quotidien. Dans le même temps, il faut éviter que le moteur économique de notre pays ne s'affaiblisse. Car il n'y a pas de pays fort sans économie forte. Et il n'y a pas d'économie forte sans entreprises compétitives et agiles. Il est donc crucial de maintenir le cap de la restauration de la compétitivité et de la confiance pour retrouver richesses et emplois dans notre pays."

Les mois de fin d’année sont en effet essentiels pour l’activité économique, notamment avec les achats de Noël, mais aussi l’afflux de touristes à Paris pour les fêtes. Lors des attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher, la consommation - alors faible - n’avait été que peu impactée - sauf dans les tous premiers jours. L’activité était redevenue totalement normale en avril, y compris avec le retour des touristes dans les grands magasins parisiens. La consommation est restée soutenue tout au long de l'année ensuite. La mobilisation générale vise à obtenir le même résultat, mais encore plus rapidement, ce qui pourra aussi concourir à restaurer la confiance des Français, et pas seulement pour ses besoins de consommer...

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