Attentats de Paris : pas de fermetures de magasins, mais une sécurité renforcée

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Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et au Stade de France, des fédérations de commerçants - et d'autres recevant du public - étaient conviées ce lundi 16 novembre à une réunion au ministère de l'Economie pour faire le point sur les mesures de sécurité en présence d'Emmanuel Macron. L'urgence, pour le ministre de l'Economie comme pour les commerçants, est le retour à la normale pour éviter de rajouter à la pyschose. Les grands magasins, fermés samedi 14 novembre, ont rouvert leurs portes. 

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, suit de près la sécurité des lieux publics qui relèvent de son ministère
Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, suit de près la sécurité des lieux publics qui relèvent de son ministère © Firenight - Fotolia

A la suite des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, a reçu les fédérations représentant des entreprises recevant du public, dont des fédérations de commerçants, pour faire le point sur les mesures de sécurité qui s'imposent dans le cadre du plan vigipirate renforcé, et aussi écouter leur point de vue. "Le ministre est présent lors des réunions ministérielle du Conseil de défense et du Comité de sécurité publique, il a pu transmettre un certain nombre de messages liés à la sécurité aux responsables de fédérations d'entreprises. Il n'y a pas de décision de fermeture, mais une sécurité renforcée", indique l'entourage du ministre.

Etaient présents, à cette réunion, outre Emmanuel Macron, la secrétaire d'Etat au Commerce, Martine Pinville, des hauts fonctionnaires de la défense, la directrice du cabinet de Michel Sapin, les directions d'administrations. Le but était en priorité de regarder ce que font notamment les commerces en matière de sécurité dans le cadre de l'état d'urgence qui a été décrété. Les mesures avaient déjà été au renforcées maximum après les attentats de janvier 21015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher, puis avaient été un peu allégées à partir d'avril. Elles redeviennent drastiques, sans pour autant que les magasins ferment.

"Il ne faut pas s'affaiblir collectivement"

Car le but n'est pas d'en rajouter à la psychose. Les grands magasins avaient fermé samedi 14 novembre, au lendemain des attentats, mais ont rouvert dès ce lundi 16 novembre. "Il ne faut surtout pas baisser les bras, souligne Claude Boulle, président de l'Union du commerce de centre-ville. Et il faut restaurer la confiance. De nombreuses mesures sont prises, comme des personnels de sécurité en civil dans les magasins, des fouilles de sacs plus systèmatiques, une vigilance accrue, mais il faut que la vie continue, que l'on ne s'affaiblisse pas collectivement". 

En fait, les fédérations d'entreprises recevant du public vont poursuivre un dialogue nourri avec les autorités de l'Etat pour parfaire le dispositif si nécessaire,comme la sécurisation des réserves contenant des colis ou cartons de livraison. Toutes les idées sécuritaires sont bonnes, à condition qu'elle servent à rétablir un meilleur climat psychologique et non l'inverse. Une nouvelle réunion à Bercy est prévue dans une dizaine de jours pour faire le point.

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