Attentats : impact faible sur les ventes en grandes surfaces sauf les deux premiers jours selon Iri

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Les attentats du 13 novembre ont eu un impact très limité sur les ventes mensuelles dans les grandes surfaces alimentaires, selon Iri, en ne touchant que les spiritueux et effervescents, ainsi que les produits de beauté, dans les deux jours suivant immédiatement la tragédie. 

Les Français ont réduit leurs dépenses en alcools et maquillage et  augmenté ceux pour l'alimentation
Les Français ont réduit leurs dépenses en alcools et maquillage et augmenté ceux pour l'alimentation© Robert Kneschke

Alors que les grands magasins, surtout parisiens, la restauration, le tourisme ont été très touchés par les attentats du 13 novembre, les ventes n'ont été que peu affectées dans les grandes surfaces alimentaires, selon le panéliste Iri qui a suivi celles-ci pendant un mois, jour après jour. "Bien sûr, la fréquentation des magasins a lourdement chuté durant le week-end du 14 et du 15 novembre, de moins 4 % par rapport aux mêmes jours de l'année précédente, analyse Iri. Ce sont les très grands hypermarchés qui ont été les plus touchés, avec - 9 %, mais un transfert partiel a eu lieu vers les petits supermarchés, de 400 à 1200 mètres carrés, dont les ventes ont grimpé de 6 %". Des chiffres parfaitement en phase avec les déclarations des enseignes, comme Franprix, qui avait constaté une hausse de la fréquentation et des ventes dans ses magasins. 

Retour rapide à la normale

Le retour à la normale en terme de fréquentation et d'achats a été ensuite très rapide. "Nous ne constatons au cours des 15 jours qui suivent ni baisse, ni phénomène de stockage", ajoute les analystes. Les ventes sont en hausse de 1,6 % au cours de la semaine 47, puis de 0,3 % au cours de la semaine 48. Côté produits, le plus lourd tribut au cours des deux premiers jours a été payé par la catégorie alcools, en particulier les apéritifs (- 10 %) et les effervescents (-8 %). Idem pour les produits de beauté (-3,4 %) et en particulier les produits de maquillage (- 9,5%). En revanche, les ventes de beurre, oeufs, lait (+ 3 %) pizzas fraîches (+ 9 %), viandes et volailles (+ 6%) ont grimpé. Logique, chacun est resté chez soi et a évité les lieux publics, les salles de spectacle et les restaurants en savent quelque chose. 

Phénomène de résistance

Cependant, le phénomène de résistance de la population, de volonté de retour à la vie normale, soutenue d'ailleurs par les pouvoirs publics et les fédérations de commerçants, se traduit aussi dans ces chiffres. "Les conséquences sur les produits de grande consommation ont été au final quasi-nulles, ce qui confirme ce que nous avions observé en janvier 2015 (lors attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher). Nous sommes loin du mouvement de panique se traduisant par un phénomène de stockage lors du la guerre du Golfe il y a 25 ans", constate Iri. Bercy, via la direction du Trésor, évalue à 2 milliards d'euros et 0,1 point de croissance les conséquences économiques des attentats, pour d'autres secteurs. Air France, par exemple, a perdu 50 millions d'euros de ventes de voyages par rapport à l'an dernier. 

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