Auchan installe des corners de mode de seconde main dans 5 de ses hypers

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Auchan, en association avec Patatam, propose des articles de mode de seconde main dans cinq de ses hypermarchés en France.  

Auchan propose des espaces de seconde main textile dans cinq hypermarchés en France.
Auchan propose des espaces de seconde main textile dans cinq hypermarchés en France.

Auchan, depuis ce lundi 17 février 2020, a installé des espaces de mode de seconde main dans cinq de ses hypermarchés. Il s’agit des magasins de Roncq (59), de Melun (77), de Hirson (02), de Marseille (13) et de Bordeaux-Mériadeck (33).

Ces espaces sont le fruit d’un partenariat noué avec Patatam qui, depuis 2013, œuvre justement sur ce marché de la seconde main textile depuis son siège et son entrepôt de 3000 m² dans les Pyrénées-Atlantiques, près de Bayonne.

Des tests pour trois mois

Il s’agit de tests, menés pour trois mois avant un éventuel déploiement plus large, avec des formats et des implantations différents suivant les magasins – un espace à côté des cabines d’essayage, un autre à proximité de l’allée centrale. L’espace seconde main de Roncq s’étend par exemple sur une cinquantaine de mètres carrés et comprend 14 éléments, soit 1400 articles.

L’offre de seconde main proposée est pour femmes et pour enfants, et elle est mise en vente à des prix fixés en fonction des segments de marché. Ainsi, tous les tee-shirts sont à 3 euros, toutes les jupes à 5 euros, les pantalons et pulls à 8 euros et les manteaux à 15 euros, indépendamment des marques d’origine, H&M, Promod ou autres.

Une partie collecte est également proposée en parallèle, donnant droit, en retour, à un bon d’achat à dépenser au rayon textile du magasin. L’ensemble est opéré par Patatam qui, depuis sa création en 2013, a écoulé plus de 7 millions d’articles sur son site de revente en ligne, pour un chiffre d’affaires qui, en 2019, a dépassé les 2,5 millions d’euros.

D'autres partenariats à venir

« Nous vendons quelque 40000 pièces chaque mois sur notre site, à 60% sur le segment de la femme et à 40% sur celui de l’enfant, indique à LSA Eric Gagnaire, l’un des cofondateurs de Patatam. Notre métier est de recevoir, de traiter et de trier les vêtements que l’on reçoit chez nous. Trois à quatre personnes interviennent dans la chaîne de sélection pour chaque article, assurant ainsi la plus grande qualité aux références que nous remettons sur le circuit de la seconde main. » Ainsi, le taux de refus avoisine les 40% et, dans ce cas, les vêtements partent dans d’autres circuits (associations, export ou recyclage).

Pour Patatam, ce partenariat avec Auchan ouvre des perspectives intéressantes. La maîtrise des spécificités de la seconde main, tant industrielles que logistiques, n’est en effet pas donnée à tout le monde. Et si toutes les enseignes, aujourd’hui, ont bien compris l’importance qu’il y avait de réfléchir à la seconde main, peu auront les capacités de proposer ce service par elles-mêmes. « Nous sommes en discussion avec d’autres enseignes, y compris dans la mode, pour proposer des services similaires », annonce ainsi Eric Gagnaire.

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