Auchan veut séduire les jeunes ingénieurs

Pour attirer les jeunes ingénieurs, Auchan conclut des partenariats avec les grandes écoles. L'enseigne leur propose des stages et des emplois et n'hésite pas à déléguer ses cadres dans les amphithéâtres.

Afin de redorer le blason de la grande distribution auprès des futurs diplômés des grandes écoles, les responsables régionaux d'Auchan multiplient les partenariats avec les écoles d'ingénieurs.

Dans le cadre de cette stratégie, des conventions ont d'ores et déjà été signées avec l'École nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires (Ensaia) de Nancy, l'École nationale supérieure de biologie appliquée à la nutrition et à l'alimentation (Ensbana) de Dijon, l'Institut supérieur d'agriculture (Isa) de la ville de Lille et l'Institut supérieur d'agriculture de la région Rhône-Alpes (Isara) de Lyon.

Aux termes de ces accords, l'enseigne s'engage à faire connaître aux établissements partenaires les différentes opportunités de stages et d'emplois dans ses hypermarchés, ainsi que dans ses filiales en France ou à l'étranger. Par ailleurs, des cadres d'Auchan participent à certains enseignements spécialisés.

Pour François Laurent, directeur de l'Ensaia, ce dispositif présente un véritable intérêt pédagogique : « Nous pouvons ainsi utiliser l'enseigne Auchan comme terrain de mise en pratique de notre enseignement et, surtout, de préparation de nos étudiants à la vie professionnelle. »

Susciter des vocations

De son côté, Auchan, qui renforce les fonctions relatives à la qualité et à la sécurité alimentaire dans tous ses magasins, bénéficie d'une relation privilégiée avec les futurs diplômés. « Nos clients se préoccupent de plus en plus de sécurité alimentaire, notamment tout ce qui concerne les organismes génétiquement modifiés. Dans tous ces domaines, nous avons besoin des connaissances des élèves ingénieurs formés par de bonnes écoles agroalimentaires, explique Philippe Baroukh, directeur régional d'Auchan pour l'est de la France. Nous faisons donc appel à eux pour préparer la certification de tous nos hypermarchés et élaborer les nouveaux dispositifs de théâtralisation de certains rayons, comme la boulangerie-pâtisserie ou la charcuterie-traiteur. »

Reste que la grande distribution suscite peu de vocations chez les futurs ingénieurs. Parmi la cinquantaine d'étudiants que compte chaque promotion de l'Ensaia, une dizaine seulement se spécialise dans la filière « marchés et consommation ». Une tendance que le groupe de Gérard Mulliez entend bien inverser en faisant découvrir aux étudiants les métiers de l'hypermarché et, surtout, les possibilités d'évolution dans toute la chaîne de la grande distribution.
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Article extrait
du magazine N° 1654

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