Avalanche de mauvais résultats pour l'industrie électronique nippone

|

BRÈVESSanyo, Sharp, Fujitsu et Toshiba annoncent au même moment des résultats en chute libre pour leur exercice 2001/2002. Fujitsu et Toshiba basculent même dans le rouge.

Les temps sont durs pour l'industrie électronique japonaise. Fujitsu a annoncé avoir enregistré une perte nette consolidée de 382,5 milliards de yens (3,3 milliards d'€) sur l'exercice 2001/2002 contre un bénéfice de 8,5 milliards de yens (70 millions d'euros) l'an dernier. Il s'agit de la première perte nette affichée par le groupe depuis 3 ans. Son chiffre d'affaires a reculé de 8,7% au cours de la même période pour s'établir à 5006,98 milliards de yens (43,35 milliards d'€). Les résultats ne sont pas plus glorieux chez Toshiba. L'entreprise affiche une perte de 254,02 milliards de yens (2,2 milliards d'€) pour son exercice 2001/2002, contre un bénéfice de 188,1 milliards de yens (1,63 milliard d'€) lors de l'exercice précédent. Comme pour Fujitsu, le déficit vient sanctionner une baisse des ventes. Le chiffre d'affaires a diminué de 9,4% à 5394,03 milliards de yens (46,72 milliards d'€) en 2001/2002.

Sans être aussi préoccupantes, les performances annoncées par Sharp et Sanyo sont également mal orientées. Sanyo a vu son bénéfice net plonger de 95,9% à 1,7 milliard de yens (14,6 millions d'€). Les ventes du groupe ont reculé de 6,1% à 2020 milliards de yens (17,49 milliards d'€). La division électroménager a subi une baisse de ses ventes de 5,7% et les produits électroniques un recul de 15,3% Seule la division des équipements audiovisuels et de communication (téléphones mobiles, appareils photo-numériques, optique) tire son épingle du jeu avec une progression de ses ventes (+1,8%) en 2001/2002. Quant à Sharp enfin, le premier producteur japonais d?écrans à cristaux liquides, son bénéfice a baissé de 70,6% en 2001/2002. Comme ses compatriotes, Sharp a vu ses ventes diminuer (-10,4%) au cours de l'exercice.    

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter