Avaricum ouvre au cœur de Bourges un centre commercial de "justes mesures"

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Sogeprom, filiale de promotion immobilière de Société Générale a inauguré hier 17 février 2015 les principales moyennes surfaces et boutiques d’Avaricum, le nouvel équipement commercial du cœur de Bourges. Qui avec ses 25 magasins, ses 9 500 m² de vente, sa disposition en ilots et son insertion architecturale dans la ville ancienne joue la carte du centre commercial raisonné, raisonnable et à taille humaine.

Avaricum est un ensemble commercial à ciel ouvert séparé en 4 îlots distincts. Qui délimitent des allées en connexion directe avec les rues adjacentes. De même les proportions de son architecture contemporaine – verre, bois, zinc – s’intègrent dans le cœur historique de Bourges.
Avaricum est un ensemble commercial à ciel ouvert séparé en 4 îlots distincts. Qui délimitent des allées en connexion directe avec les rues adjacentes. De même les proportions de son architecture contemporaine – verre, bois, zinc – s’intègrent dans le cœur historique de Bourges.

Ca y est, Bourges (Cher) est doté de son centre commercial de centre-ville ! Avaricum, était inauguré hier soir, mardi 17 février 2015, par Henri du Boucher, président du conseil d’administration de Sogeprom et Pierre Sorel, le directeur général de cette filiale de promotion immobilière de Société Générale. En présence de Pascal Blanc, maire de Bourges et Alain Bruneau, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Cher. Après une visite sous la conduite d’Anthony Pinon, directeur d’Avaricum. Certains centres commerciaux s’illustrent, ou plutôt se sont illustrés dans le passé, par leur démesure. Avaricum, premier de la vingtaine de centres ou de rénovations qui seront dévoilées en 2015 selon notre enquête, se caractérise plutôt par ses… justes mesures. Et pourrait incarner le nouveau style de centre commercial «raisonnable » - dans l’acception la plus constructive du terme - que l’on verra se développer ces prochaines années. Revue des 8 arguments ou contraintes avant tout très pragmatiques d’Avaricum.

1) Un centre commercial intra urbain

Quand le foncier se fait de plus en plus rare, donc précieux, édifier le neuf au cœur des villes, et mieux encore réhabiliter une emprise urbaine en déshérence, devient un «acte vertueux ». C’est le cas d’Avaricum installé en bordure du centre historique de Bourges, à 800 m de la Cathédrale et de la Gare. A la place de tours d’habitations datant de la fin des années 50. La construction d’abord puis la destruction de ces dernières avait laissé, sur un hectare et demie environ, un tissu urbain «ressemblant aux morceaux dispersés d’une assiette cassée, décrit Frédéric Blatter, l’un des deux architectes concepteur du lieu, avec le cabinet Arte Charpentier. Nous avons re-couturé ce morceau de ville en reconstituant son plan de masse en quatre ilots tel qu’il devait exister au XVIIIe siècle ».

2) Un équipement mixte

Tant qu’à reconstituer un cœur de ville autant lui donner cette mixité urbaine constitutive de nos cités. C’est encore le cas d’Avaricum associant un ensemble de commerces et de services sur 12 800 m2, dont 9 500 m2 de surfaces de vente, 56 logements en accession à la propriété, 25 logements sociaux. Et aussi quelques 1 000 m² de bureaux. Le tout assorti d’un parc de stationnement de 390 places également très attendues dans les hypercentres.


3) Une taille raisonnable

Moins de 10 000 m² de commerces : Avaricum est loin, nous l’avons déjà dit, de donner dans la démesure ! Ceci grâce notamment…. aux Romains des 1 er et 2e siècles ! Vous avez bien lu. Effet collatéral inattendu - et historiquement passionnant - de ces centres investissant le cœur historique de veilles villes, ils mettent au jour des vestiges du passé. Sogeprom, lauréat du concours initié en 2006 par la Ville de Bourges, se serait bien passé de cet épisode. Mais le chantier fût interrompu entre 2008 et 2010 pour fouilles archéologiques sur des vestiges de thermes romains. Et ces dernières étant ré-enfouies, il n’était plus question d’envisager des niveaux en sous-sols – notamment des parkings – tel que les prévoyait la première mouture du centre sur quelques 18 000 m². Ses surfaces était donc revues à la baisse. Les places de parkings diminuées de moitié et élevées en double étage au-dessus de Monoprix, dans le plus vaste des ilots. Nouvelle autorisation de la Commission Départementale d'Aménagement Commercial (CDAC) et permis de construire en main en 2011, Sogeprom allait pouvoir enfin poser la première pierre du futur Avaricum en janvier 2013. Pour y investir en tout 78 M€.


4) Un ensemble bien intégré

Tout ceci dessine, au propre comme au figuré, un centre commercial des plus intégrés dans son cœur berruyer. Par sa disposition d’abord. Il ne s’agit pas d’un ensemble monolithique, fermé et couvert mais au contraire d’un dispositif commercial à ciel ouvert séparé en 4 îlots distincts. Avec des magasins ouverts sur les allées de circulation intérieures qui se raccordent ainsi naturellement aux rues historiques, piétonnes et commerçantes adjacentes. Dont celles de l'Abbé Berthault, de la Poelerie et la rue Pelvoysin. La continuité du pavage de pierre entre rues et centre contribue à créer ce lien. Sans opter pour d’improbables pastiches, l’architecture des plus contemporaines s’insère pourtant naturellement dans les bâtiments anciens à colombages de bois et toit d’ardoise. En adoptant les mêmes proportions, avec des matériaux faisant écho : vitrines de verre, façades en étage habillées de bois, toitures de zinc. 


5) Des enseignes attendues…

Un autre avantage de (re)tailler un équipement commercial intra-urbain comme Avaricum est de pouvoir ménager la place suffisante pour loger des moyennes surfaces, sinon condamnées aux périphéries. Grâce à quoi Bourges peut enfin s’offrir le plus grand Zara de la région avec offre femme & homme sur 1 600 m². Les plus proches étant jusqu’alors ceux de Tours ou Orléans, à plus d’une heure de route. De même Habitat (1 700 m²) et Mango (900 m²) manquaient à la préfecture du Cher. Et Monoprix y fait son retour, après une très longue absence, sur 2 200 m² (dont 1 500 m² de vente) également répartis entre alimentaire, en principale locomotive du centre-ville, et cosmétique-prêt à porter. Foot Locker (300 m²), Marionaud et Kiko sont également nouveaux, et Histoire d’Or était jusqu’alors absent du centre. Mi-mars s’ajoutera Desigual, puis NewYorker (sur 1 100 m²) en avril.

6) … et d’autres à convaincre !

Une autre caractéristique du centre, des plus contemporaines, est sa commercialisation à… 80% seulement pour son ouverture. La crise de 2008 est passée par là. Et les enseignes signent moins volontiers et aveuglément qu’avant. Des arguments tels que la position de Bourges comme préfecture et première commune du Cher, avec une communauté urbaine de 140 000 habitants auraient peut-être suffi à rallier les signataires jusqu’en 2007. De même que son troisième rang de la région Centre, après Tours et Orléans. Mais devant Châteauroux, Blois ou Chartres. Avaricum doit donc encore remplir 20% de ses espaces (quelque 2 300 m²). Il lui manque notamment son restaurant. Sogeprom aimerait aussi y installer un concept d’équipement de la maison ou de bricolage intra-urbain. Et doit encore recruter les locataires d’espaces de 180 à 200 m², notamment en prêt-à-porter. Mais «les signatures d’Habitat, de Monoprix, de Zara, Desigual ou NewYorker ne peuvent qu’encourager les enseignes attentistes à venir » argumente Pierre Sorel. Le plein d’enseigne étant terminé Avaricum offrira un parcours shopping de 600 mètres de vitrines.

7) Un centre commercial basse consommation

Avaricum est doté du Label Breeam niveau ‘‘Very Good’’ pour sa construction et la gestion des déchets. Ce label environnemental a été obtenu grâce, notamment, a son absence de mail fermé ménageant des circulations à l’air libre non énergivores. Sa toiture végétale limite en plus le débit de fuite et favorise l’inertie du bâtiment. Le système de gestion technique du bâtiment, la mise en place de compteurs chez chaque locataire, la limitation des puissances et débits qui leur sont délivrés, le procédé de chauffage/rafraîchissement par boucle d’eau à température constante, etc. optimisent l’approche développement durable et la conformité du site à la Réglementation thermique 2005.

8) Un nom assumé !

Avari… quoi ? Il faut ne pas être natif de Bourges – ou méconnaître Wikipédia – pour ignorer qu’Avaricum est le nom latin de Bourges, c’est à dire «port sur l’Yèvre», la rivière locale. Mais c’est moins en latinistes distingués qu’en professionnels des centres commerciaux que les concepteurs lui ont choisi ce nom. «Tout habitant de Bourges et sa région connait le Cours Avaricum et sa localisation à proximité immédiate de notre site, souligne Isabelle Baudoin, directeur conseils et transactions pour les activités Commerce et Service de Sogeprom. Or la première qualité du nom d’un centre est bien de le localiser ! ». Avaricum aurait peut-être pu s’appeler… Jacques Cœur, du nom du négociant-banquier natif de la ville et grand argentier du roi de France Charles VII au 13e siècle. Beau nom et belle prédestinée pécuniaire pour un équipement commercial neuf de cœur de ville ! Qui en vitesse de croisière et sous bannière Avaricum, donc, vise entre 35 et 38 M€ de chiffre d’affaires annuel. 
 

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