Avec Circuit City, Amazon en quête de nouveaux revenus

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Amazon doit, coûte que coûte, prouver qu'elle n'est pas une simple machine à « brûler » l'argent des actionnaires. Avec le dégonflement de la bulle spéculative sur internet, les analystes financiers de Wall Street s'inquiètent de voir la société manquer d'argent d'ici à la fin de l'année. Et ce malgré l'investissement de 100 M $ (109,49 M EUR) récemment consenti par AOL, qui n'a d'ailleurs pas exclu un rachat, pur et simple.

Du coup, la star des médias développe une nouvelle stratégie. Elle vient de se lancer dans la vente d'ordinateurs (le grossiste Ingram Micro se chargeant des sotcks ). Mais surtout, Amazon multiplie les accords avec des distributeurs « classiques », ce qui lui permet de compter sur un type de ressources financières différent. La marque virtuelle s'était déjà alliée à Toys'R'Us et à la libraire Borders. Elle vient de signer avec le distributeur d'électronique grand public Circuit City. « En cette période de faible croissance, Amazon a choisi de partager les risques de la vente avec des grandes enseignes plutôt que d'en supporter les coûts. Ce faisant, le chiffre d'affaires généré sera certes beaucoup plus faible, mais le montant des bénéfices nets sensiblement équivalent », explique Henry Blodget, analyste chez Merrill Lynch.

Vu sous cet angle, l'accord avec Circuit City est une bonne affaire pour le site. Cela lui permet d'élargir son offre en proposant des marques qu'il ne distribue pas officiellement, comme Sony ou Kenwood, et des produits plus volumineux qui pourront être directement récupérés dans un des 600 magasins de l'enseigne. Pour ces derniers, Amazon recevra 5 % de commission, plus 3 % de la vente pour la gestion des opérations bancaires (cartes de crédits). Toutefois, si le consommateur retourne la marchandise aux magasins, Amazon perd sa commission.

« Amazon réutilise le processus de vente et de facturation de son site web, tandis que Circuit City s'occupe de la gestion du stock et du service clients. C'est donc une vente à forte marge qui compense le risque de cannibalisation de ces ventes directes », ajoute l'analyste. Cet accord, opérationnel au mois de novembre, pourrait avoir un impact significatif sur le chiffre de ventes réalisé pendant les fêtes. Les analystes prévoient la généralisation d'accords du même type, dont un avec AOL Time Warner, qui utiliserait la plate-forme d'Amazon pour commercialiser son contenu.
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Article extrait
du magazine N° 1736

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