Avis de vigilance

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Le réveil de l'inflation s'est fait sentir, à la fin du premier semestre 2011. Les ventes en volume faiblissent, rongées par la hausse des prix.

Dans le langage courant, « parler de la pluie et du beau temps » renvoie à une activité peu productive, voire assez futile. C'est pourtant bien de telles considérations météorologiques qui ont monopolisé les conversations de presque tous les professionnels au cours de ces six derniers mois. On peut le comprendre, car, dans le commerce, les variations climatiques ont un effet direct sur les ventes, et certaines catégories dites « météo-sensibles » pèsent lourd : plus d'un milliard d'euros par an pour les glaces, plus de deux pour la bière, plus de six pour les boissons sans alcool. Au bilan, le printemps-été aura donc été plus terne que prévu.

Mais ces péripéties météo seront vite oubliées. Car, depuis, les mauvaises nouvelles s'accumulent. Le réveil de l'inflation a commencé à se faire sentir dans la grande distribution, à la fin du premier semestre 2011. On en décèle les premiers effets dans les chiffres publiés dans ce numéro hors série spécial PGC. Les ventes en volume faiblissent, rongées par la hausse des prix.

Comme un malheur n'arrive jamais seul, la perspective d'un ralentissement économique général se précise : même l'Allemagne devrait descendre de son petit nuage de prospérité, avec une croissance de son produit intérieur brut qui passerait de 3% en 2011 à 0,8% en 2012. Certes, il n'est pas impossible (mais pas certain non plus) que la crise conduise à une stabilisation des cours des matières premières, modérant ainsi l'inflation des denrées courantes. Mais la nécessité de réduire l'endettement public se traduira tôt ou tard par une hausse des prélèvements obligatoires, qui minera le pouvoir d'achat.

Pour tout le secteur de la grande consommation, distribution comprise, la vigilance est donc désormais de mise. La machine à consommer va-t-elle s'enrayer, comme cela s'est produit en 2008-2009 Les acheteurs seront-ils tentés, comme ils l'avaient fait à l'époque, de renouer avec les marques de distributeurs et le hard-discount La possibilité d'une reprise des parts de marché des premières comme du second paraît très théorique, tant les grandes enseignes et les industriels majeurs se sont montrés habiles, depuis deux ans, à éloigner ce scénario. On ne change pas une recette qui a fait ses preuves. Les marques nationales continueront d'occuper le terrain en déployant leurs offres, de l'entrée de gamme au premium, et en utilisant la pression publicitaire. Les grandes enseignes comptent rester offensives sur les premiers prix et soigner la compétitivité de leur fond de rayon, sans renoncer à la diversité de leur assortiment et à la différenciation locale. De saines bases pour affronter les prochaines turbulences.

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Article extrait
du magazine N° HSPGC2011

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