Baiser sauvage dans l'escarcelle de Nocibé

Le rachat de Baiser sauvage permet à Nocibé de conforter sa position de numéro trois des chaînes de parfumeries.

On savait que Christian Balas, créateur de Baiser sauvage, cherchait un repreneur Le nom d'Auchan circulait, mais, finalement, c'est le discret groupe Nocibé qui a remporté l'affaire. Celui-ci, adossé à la puissance financière du groupe néerlandais Kruidvat, qui réalise 10 milliards de francs (1,54 milliard d'euros) de chiffre d'affaires annuel avec des drugstores et des parfumeries, vient en effet de signer le rachat des 28 magasins.

L'acquisition permet à Nocibé de franchir le chiffre d'affaires symbolique du milliard de francs et la centaine de magasins. De plus, la complémentarité avec Baiser sauvage est totale. Après avoir racheté en juillet 1999 neuf parfumeries Odyssée dans le sud-est de la France, le groupe nordiste renforce sa présence au sud de la Loire : les unités Baiser sauvage sont implantées pour l'essentiel en Rhône-Alpes. En outre, leur superficie (400 m2 en moyenne) dépasse largement celle des parfumeries Nocibé (200 m2).

L'objectif de 200 magasins d'ici à la fin de l'année

Pour le groupe, la suite des opérations est sans ambiguïté. L'enseigne Baiser sauvage restera. « Elle fait partie de ces enseignes avec un concept et une culture spécifiques », souligne Daniel Vercamer, PDG de Nocibé. Mais la maison mère Kruidvat a fixé des objectifs ambitieux à sa filiale : 200 magasins d'ici au 1er janvier 2001. « C'est alors que nous plancherons sur un concept homogène et novateur en France », poursuit Daniel Vercamer. D'ici là, les enchères auront encore monté dans le secteur des parfumeries.
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Article extrait
du magazine N° 1660

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