Bakkavör France en quête d'un nouveau souffle

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La filiale du géant agroalimentaire islandais est dans le rouge. Giampaolo Schiratti, l'artisan du redressement de Marie, a été appelé à la rescousse. Le nouveau PDG de Bakkavör France explique les principaux axes de son plan de bataille.

La France, deuxième marché du groupe

La France est le deuxième marché du groupe Bakkavör, très loin derrière la Grande-Bretagne, pays qui compte pour 90 % du chiffre d'affaires du groupe. Cette forte présence s'explique par l'histoire. En 2006, Bakkavör, dont le chiffre d'affaires atteint alors 150 millions d'euros, met la main sur Gueest (1,6 milliard d'euros), numéro un britannique des produits traiteur. Détenu par les deux frères finlandais Agúst et Lydúr Gudmundsson, le groupe est coté à la Bourse de Londres. Bakkavör n'échappe pas à la crise financière et s'en retire en mars 2010, remboursant son endettement par l'émission d'obligations convertibles jusqu'en 2014. « Le groupe est sain sur le plan financier et génère de très bons résultats en Grande-Bretagne », assure Giampaolo Schiratti, PDG de la filiale française, qui est également membre du comité de direction de Bakkavör pour l'Europe continentale, avec pour mission de l'internationaliser.

Bakkavör France accuse le coup. La filiale française de ce géant de l'agroalimentaire perd de l'argent sur tous les fronts. Il s'agit de l'un des principaux acteurs du secteur des salades et des fruits de la IVe gamme auprès des enseignes de la grande distribution et de la restauration. Son chiffre d'affaires s'élève à 120 millions d'euros en 2009, et se partage de façon presque égale entre ces deux circuits de distribution.

 

Développer l'offre de produits 

La salade IVe gamme représente 80 % de son activité. Or, ce marché se porte mal en France. Certes, depuis mars, la consommation est repartie, mais pas suffisamment, aux yeux de Giampaolo Schiratti, nouveau PDG de Bakkavör France, pour faire oublier l'inadéquation entre l'offre et la demande. « Les capacités industrielles sont trop importantes par rapport à la demande, ce qui pose le problème de la rentabilité des entreprises. » D'ailleurs, Giampaolo Schiratti entend mener une action au niveau de la profession pour ajuster l'offre à la demande. Bakkavör France qui réalise 33 % des ventes en volume sur ce marché, a impulsé le mouvement en fermant deux usines sur cinq ces dernières années. L'enjeu est de taille : avec des entreprises peu rentables, la qualité des produits risque d'être remise en cause.

Mais cela n'est pas là le seul cheval de bataille de Giampaolo Schiratti. De nouveaux leviers de croissance sont à explorer, tant dans les enseignes que dans la restauration. Principal opérateur des tartinables et des blinis auprès de la grande distribution, Bakkavör France doit consolider ses positions, en élargissant son offre de produits. Du côté de la restauration, l'entreprise mise sur les solutions repas et le service pour développer le chiffre d'affaires de ce circuit. McDonald's, son client historique, contribue à plus des deux tiers de son chiffre d'affaires dans le foodservice. Pour Giampaolo Schiratti, le champ des possibles est vaste, à condition, toutefois, d'apporter une réelle amélioration de service et de la qualité.

Les chiffres

- 120 M € de CA (50 % en grandes surfaces alimentaires et 50 % en restauration hors foyer)

- 4 sites de production

- 1 000 salariés

- 98 % de l'activité en MDD

- La salade IVe gamme représente 80 % du chiffre d'affaires

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Article extrait
du magazine N° 2156

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