Marchés

Barclays et le gouvernement déçus du dépôt de bilan de Doux

|
Barclays logo

La banque Barclays ne digère pas la mise en cessation de paiement de l'entreprise Doux jeudi dernier (31 mai 2012) qui a donné lieu à un redressement judiciaire le lendemain, décidé par le tribunal de commerce de Quimper. Barclays est l'un des premiers créanciers du volailler et estime qu'il a pris sa décision de manière unilatérale alors qu'une solution était en passe d'être trouvée, selon un communiqué : "Nous sommes extrêmement déçus par la décision de M. Doux d’abandonner les discussions en cours et de déposer le bilan aujourd'hui. Cette décision a été prise unilatéralement, sans consultation des parties prenantes travaillant au sauvetage de l'entreprise. Barclays a soutenu le groupe Doux au cours des cinq dernières années et a travaillé en étroite coordination avec le gouvernement français cette semaine pour présenter un plan de sauvegarde du groupe."

Barclays estime désormais que les conditions ne sont plus réunies pour qu'il s'implique dans ce sauvetage et son rôle dans le futur redressement judiciaire reste à déterminer : "Les modalités de ce sauvetage financier étaient en cours de finalisation à Paris entre les différentes parties prenantes pour une annonce ce jour, avec pour objectifs principaux de maintenir la valeur de la société et d'assurer la viabilité de son activité à long terme. Ces travaux ont été interrompus  lorsque nous avons été informé des actions unilatérales menées par Mr Doux."

Vendredi soir, le gouvernement était tout aussi amère de cette décision : "Le Ministère du redressement productif s'est mobilisé sans relâche, ces dernières 48 heures, pour trouver une solution équilibrée permettant le maintien de l'activité du groupe et la sauvegarde de ses 4.000 emplois, explique-t-il dans un communiqué. Charles Doux a pris la décision personnelle de refuser cette solution qui garantissait l'apport de 35 millions d'euros au groupe. Il a décidé de rompre ces négociations et de déposer le bilan. Cette décision relève de sa seule responsabilité."

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter