Baromètre Caisse d'Epargne/Indicateur de la Franchise : Les franchisés gardent le moral

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La Caisse d'Epargne et l'Indicateur de la Franchise présentaient ce mardi 9 septembre les résultats de l’édition 2014 du baromètre de la franchise. Une étude qui, malgré la consommation chancelante, dresse un tableau plutôt positif du secteur. La satisfaction globale des franchisés progresse sensiblement et leur optimisme bondit de 9 points ! La solidarité, les services apportés par les réseaux et les performances économiques restent toutefois des zones d’ombre.

Les 5 grands thèmes de l'enquête progressent tous en 2014
Les 5 grands thèmes de l'enquête progressent tous en 2014© ILSA d'après l'Indicateur de la Franchise

Une lecture rapide du dernier Baromètre Caisse d’Epargne – L’Indicateur de la Franchise, rendu public ce matin et dont LSA vous dévoile une grande partie des résultats, pourrait laisser croire que tout va pour le mieux dans le secteur. Parmi les 29 questions posées aux 1170 franchisés dans le cadre des enquêtes que la société d’études mène régulièrement dans les réseaux de franchise, seules 8 ont vu leurs taux de satisfaction reculer ou stagner par rapport à 2013. Les autres réponses regroupées en 5 grandes thèmes marquent toutes de sensibles progressions. Ainsi la satisfaction globale, la moyenne des réponses positives aux 29 thèmes, grimpe de 3 points avec 82% de franchisés satisfaits. Et leur optimisme en l’avenir des réseaux auxquels ils appartiennent bondit de 9 points pour s’établir à près de 91% !

Une bulle protectrice ?

Le secteur serait-il hermétique à la crise qui frappe l’économie française ? Evidemment non répondent les responsables de l’étude. Ainsi, 2 franchisés sur 5 disent avoir mis près d’un an avant de dégager des premiers bénéfices et ils sont encore 27% à déclarer n’y être toujours pas arrivés. 23% disent ne pas pouvoir se rémunérer et 32% ne pas avoir atteint leur chiffre d’affaires prévisionnel.  Mais ces difficultés n’altèrent pas la force de la relation entre franchiseur et franchisé, au contraire. « Ces scores de satisfaction traduisent surtout une confiance renforcée des franchisés vis-à-vis de leurs têtes de réseaux dont les qualités relationnelles – disponibilité, écoute, réussite, assistance… - sortent encore renforcées cette année », analyse Marc Mossé, directeur de l’Indicateur de la Franchise. Globalement, en effet, 93 % des sondés jugent les relations avec leurs têtes de réseaux satisfaisantes à très satisfaisantes, une hausse de 2 points cette année alors même que cette thématique domine déjà largement le Baromètre. « Le fait d’être en réseau semble agir comme une sorte de bulle protectrice », image Marc Mossé.

 « Sur le terrain, les franchisés voient bien que les enseignes qui résistent à la crise sont des structures en réseaux quand les acteurs esseulés ferment un à un », ajoute Florent Lamoureux, directeur du marché des professionnels de la Caisse d’Epargne qui ouvrira, le 18 septembre à Paris, un colloque consacré à la franchise dont LSA est partenaire. Il faut dire que les réseaux ont vu le danger et cherché à s’adapter note Julien Vitali, responsable du pôle franchise et commerce associé de la banque : « Depuis 3 ans, ils ont limité leur développement pour consolider leurs acquis et se focaliser sur la relation avec leurs franchisés et les clients. Ils ont aussi fait de gros efforts de communication.» Travail qui n’a pas échappé aux franchisés. Le taux de satisfaction vis-à-vis des fonctions support a augmenté de 3 point, à 77%, avec des bonds du côté de l’animation interne (+6pts à 70% de satisfaits) et surtout de la publicité (+9pts à 68%).

Restent des points délicats.  La satisfaction vis-à-vis de la formation des salariés et des franchisés lors du démarrage, des appuis pour les implantations et le local, ou de la qualité des produits et de la logistique, sont en recul. Et la notion d’entraide au sein des réseaux est, avec  45% de satisfaction, le critère le moins bien noté de l’étude. « Peu de réseaux travaillent sur ce thème, observe Julien Vitali, et pourtant beaucoup s’y intéressent en regardant notamment les succès de certaines enseignes du commerce associé dans ce domaine. » Un axe de travail pour l’avenir.

 

A savoir !
Les résultats de l’enquête, ainsi que les prix 2014 de l’Indicateur seront dévoilés le 18 septembre, à PARIS, lors du 3ème colloque l’Indicateur de la franchise – Caisse d’Epargne. Information et contact en cliquant sur ce lien... 
Par ailleurs, Lsa organise, le 6 novembre à Paris, le premier congrès de la franchise et des réseaux avec pour thème : Quels leviers de de performance activer pour assurer votre développement, renseignements et inscriptions, lsa.fr. En présence notamment d'Alain Afflelou, de Franck Provost et de Régis Schultz, pdg de Darty. Et encore beaucoup de surprises à venir.

 

 

 

Les résultats du Baromètre Caisse d'Epargne/l'Indicateur de la Franchise 2014

 

 

 

Le détail des 5 thèmes en 29 questions

 

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3 commentaires

le loup

10/09/2014 11h06 - le loup

Etonnant! 27% sans bénéfices. 23% sans rémunération. 32% n'atteignent pas les objectifs 8/10 sont satisfaits. C'est du délire ou de l'intox. Endoctrinement ou chalartinisme. Très forts les nouveaux prêtres du marchandising.

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le loup

10/09/2014 10h55 - le loup

Curieux cette autosatisfaction de franchisés. En plein paradoxe. A/ 27% ne déclarent pas de bénéfice. B/ 23% ne peuvent pas se rémunérer. De quoi vivent ces 50% de franchisés? C/ 32% n'atteignent pas leurs objectifs. Sur ce point il faut relativiser, voir à quelle hauteur on place la barre. D/ 90% se disent optimistes. Sur les 2 premiers points, le franchiseur ne doit pas être dans la même situation. Les 90% optimistes ne seraient-ils pas victimes d'un endoctrinement bien orchestré?

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le loup

10/09/2014 10h55 - le loup

Curieux cette autosatisfaction de franchisés. En plein paradoxe. A/ 27% ne déclarent pas de bénéfice. B/ 23% ne peuvent pas se rémunérer. De quoi vivent ces 50% de franchisés? C/ 32% n'atteignent pas leurs objectifs. Sur ce point il faut relativiser, voir à quelle hauteur on place la barre. D/ 90% se disent optimistes. Sur les 2 premiers points, le franchiseur ne doit pas être dans la même situation. Les 90% optimistes ne seraient-ils pas victimes d'un endoctrinement bien orchestré?

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