Bataille à quatre autour de Brandt Bataille à quatre autour de Brandt

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L'américain Whirlpool, l'israélien Elco associé à l'espagnol Fagor, l'italien Candy et le turc Arçelik ont dévoilé les grandes lignes de leur offre de reprise de Brandt.

Deuxième volet du dépôt de bilan du groupe Moulinex-Brandt. Contre 19 candidats au départ (le 9 novembre), le groupe Brandt suscite encore les convoitises de 4 industriels. Les grandes lignes de leurs offres sont maintenant bien dessinées, même si les périmètres peuvent être affinés avant l'audience du tribunal. Fixée au 21 décembre, elle pourrait être reportée à la mi-janvier, d'autant que les banques envisagent de prolonger leur soutien à Brandt jusqu'à fin janvier, notamment dans le cas où le duo Elco-Fagor confirmerait son offre de plan de continuation. Fagor y est associé à hauteur de 10 %.

En reprenant les actifs mais aussi le passif (400 millions d'euros), le tandem doit soumettre son programme de remboursement à l'accord des créanciers. Elco fait l'offre la plus large. Il conserverait tous les sites (7 au total) sauf un, celui de Lesquin (froid). « Notre offre est la " mieux-disante " socialement puisqu'elle concerne 4 200 emplois sur les 5 300 », souligne Nicolas de Gregorio, responsable Europe d'Elco.

Les trois autres offres se limitent à une partie des actifs. La proposition de Whirlpool s'inscrit dans une logique d'intégration européenne. L'américain reprendrait les sites de cuisson d'Orléans et de Vendôme et de lave-linge de Lyon. Pour cela, il a prévu d'investir 150 millions d'euros la première année et 50 les suivantes. Il reprendrait directement 2 300 emplois plus 1 250 grâce à des contrats de sous-traitance.

La cuisson très convoitée

La logique de Candy est intermédiaire. Le groupe retient les grandes familles de produits où il est le moins fort : la cuisson et les machines à laver Top. Ce qui sauvegarderait les sites de Orléans, Vendôme, Lyon et La Roche-sur-Yon (lave-vaisselle), et 3 500 emplois. Il a prévu de débourser 140 millions d'euros plus 200 millions pour reconstituer le fonds de roulement du groupe. Enfin, le turc Arçelik est en lice « pour accéder au quatrième rang européen », souligne Nedim Esgin, son CEO. Son offre porte sur 4 sites (Orléans, Vendôme, Lyon et Lesquin) et 3 000 emplois pour un investissement de 500 millions d'euros sur deux ans.

Avec 20 % de part de marché en France, contre 27 % il y a cinq ans, Brandt reste une proie de choix « dans un contexte industriel de plus en plus dur au niveau européen », rappelle Pepinno Fumagalli, président de Candy. « Il faut aller vite, car les distributeurs ne vont plus attendre pour le référencement des marques du groupe », souligne-t-on chez Whirlpool.
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Article extrait
du magazine N° 1749

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