Marchés

BD: les comics cartonnent, le manga s'essouffle

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La BD anglo saxonne a vu ses ventes en volume bondir de 23% en 2012. Le manga a accusé un recul de près de 4%.

Golden of DC comics

Est-ce l'effet Hollywood et ses multiples adaptations à succès de comics (Batman, Avengers, Iron Man et le Superman à venir...) qui explique le bond des ventes en France? Car alors que les ventes de bandes dessinées ont enregistré un recul des ventes en volume en 2012 à -2,9% (mais une légère croissance en valeur à +0,7%), celles de comics ont bondi de 23% en volume (données GfK). 

La série Walking Dead chez Delcourt a fortement contribué à la croissance de ce marché, avec une adaptation remarquée en série télévisée. Mais en 2012 la progression des comics s’appuie également sur le lancement d’un nouveau label, Urban comics, qui publie en France les titres de l’éditeur américain DC Comics : la série Batman, dynamisée par la sortie du film The Dark Knight rises se classe 2e des comics après Walking Dead.

A l'inverse, le manga a accusé le coup en 2012 en France avec un recul de - 3,8 % en valeur. Les shojo, mangas à destination des filles, sont les plus touchés, avec une baisse de chiffre d’affaires de - 7,1 %. Le shonen, manga à destination des garçons, résiste mieux à - 2,8 %. Cependant certaines séries progressent nettement en 2012: c’est le cas de One Piece d’Eiichiro Oda chez Glénat ou Fairy Tail d’Hiro Mashima chez Pika.

Côté BD franco-belge, 2012 a bénéficié en fin d’année de la sortie de nombreux titres de séries à succès comme Lucky Luke, Blake et Mortimer, Titeuf, Alix, Le Chat ou Les Bidochon. Deux titres ont dépassé cette année les 300 000 exemplaires vendus, se classant aux 10e et 11e places des livres les plus vendus en 2012, toutes catégories confondues : il s’agit de Blake et Mortimer, Le serment des cinq lords, de Yves Sentes et André Juillard chez Blake et Mortimer et Titeuf, A la folie ! de Zep, chez Glénat.

Au total plus de 37 millions de Bandes dessinées se sont vendues en France pour un chiffre d’affaires de 412 millions d’euros. Mais on note des contrastes importants de santé de la BD selon les circuits de distribution. Ainsi, dans les hypers, les ventes en valeur ont reculé de 6,1% en 2012 tandis que dans les grandes surfaces culturelles (+1,7%) et les grandes librairies (+2,5%) la BD est en forme.

Voilà le classement 2012 des ventes de BD en France (GfK):

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