Marchés

Bel veut atteindre 3 milliards d'euros de CA d'ici à 2015

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Le très discret groupe Bel affiche une belle croissance et vise un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros d’ici à 2015, avec ses marques mythiques, La Vache qui Rit, Babybel et Leerdammer, notamment grâce aux Etats Unis où il va investir 80 millions d'euros dans une nouvelle usine.

Antoine Fiévet
Antoine Fiévet© Gérard Uféras/ Bel

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Qu’est-ce qui amène Antoine Fievet, PDG de Bel, et Bruno Schoch, directeur général, à prendre la parole devant un parterre de journalistes alors que le groupe compte parmi les entreprises les plus discrètes de l’agroalimentaire ? « Le monde change, nous avons besoin de plus de proximité », glisse Antoine Fiévet. La réussite de Bel gagne effectivement à être connue. Numero 3 des entreprises laitières dans le monde, le chanceux propriétaire de La Vache Qui Rit, Leerdammer, Boursin et Kiri a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2,5 milliards l’an dernier dans le monde, dont 77 % hors de France. Sa croissance a atteint 4 % « mais 7 % si on neutralise l’effet devises, c’est bien plus que la moyenne dans l’agroalimentaire et dans le secteur laitier », ajoute Bruno Schoch. Certes, son résultat opérationnel (170 millions d’euros) et son résultat net (96 millions d’euros), sont en baisse, mais «l’entreprise a dû faire face à la hausse des matières premières, la crise en Europe, le printemps arabe, au tsunami au Japon, à des difficultés en Ukraine », expose Antoine Fievet. En revanche, l’explosion des ventes de mini-babybel aux Etats Unis a amener le groupe à investir dans une nouvelle usine représentant 80 millions d’euros, dont la première pierre est posée dans les jours à venir et qui produira à partir de 2014, l’usine actuelle étant saturée.

Ce n’est pas tout. La marque Leerdammer, rachetée en 2003, progresse de 16 % par an et réalise aujourd’hui 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, et Boursin racheté en 2008 est placé sur le segment du fromage frais, « qui progresse le plus actuellement partout dans le monde », et grâce à une politique de « stretching » des marques. Même Kiri s’est mise au frais, en barquette ! A ce rythme, Antoine Fievet pense qu’il sera possible d’atteindre un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros en 2015, malgré le contexte économique. « Notre force est d’avoir un business model simple qui fait notre efficacité, avec des marques fortes, et nous nous focalisons sur les segments qui offrent les plus forte croissances. Entre 2006 et 2010, Bel est le seul acteur à avoir fait progresser ses marques à la fois en volume et en valeur».  En tonnage, Bel se situe derrière Kraft Food et Lactalis, avec 5 marques prioritaires qui représentent 66 % des ventes et 25 marques nationales souvent leader sur leur marché, Bel étant présent dans 120 pays dans le monde. L’entreprise emploie 11500 salariés dans 26 usines, dont 6 en France. Et au premier trimestre, la croissance du groupe s'affiche à + 9,1 %, grâce à une très forte croissance des ventes en Afrique et à un retour à un peu plus de calme sur les marchés du Moyen-Orient.

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