Bénédicta rejoint la banque Barclays

En cédant Bénédicta à Barclays, Unilever se plie aux exigences de Bruxelles après son rachat d'Amora-Maille en décembre 1999.

Unilever va céder les mayonnaises Bénédicta à Barclays Private Equity France, une filiale à 100 % de la banque Barclays. La transaction, qui se concrétisera à la fin de l'année, comprend les usines nordiques de Seclin et de Pont-de-Briques, la marque et le fonds de commerce. Soit 320 millions de francs de chiffre d'affaires (49 MEUR) réalisés avec les 180 salariés des secteurs de la mayonnaise et des sauces froides.

Selon le groupe anglo-néerlandais, « l'acheteur a pris des engagements en matière de maintien d'activité pour une période de quatre ans et de croissance des investissements tant industriels que publipromotionnels ». Pas évident que cela rassure les représentants du personnel de Bénédicta, sur le qui-vive depuis l'annonce fin février de la suppression dans les cinq ans de 10 % des effectifs d'Unilever (25 000 salariés). Certes, Barclays n'est pas un inconnu en agroalimentaire où il détient d'autres participations. Mais comme tout établissement financier, son but sera de valoriser l'entreprise avant de la revendre au meilleur prix.

La Commission de Bruxelles a donné un « accord de principe » à l'opération. Et pour cause : en cédant Bénédicta, Unilever se plie aux conditions des autorités européennes. Celles-ci avaient estimé que le groupe anglo-néerlandais s'était retrouvé en situation de position dominante sur le marché français des sauces et des mayonnaises après son acquisition en décembre 1999 de la société Amora-Maille.

D'autres cessions en vue

Pour les mêmes raisons, son rachat de l'américain Bestfoods, récemment approuvé par les actionnaires de la société, l'oblige à s'alléger d'une kyrielle de marques européennes. Leur chiffre d'affaires cumulé est loin d'être négligeable : 400 millions d'euros. En France, les mayonnaises Lesieur devront ainsi trouver un repreneur De même que les soupes instantanées Royco, présentes dans l'Hexagone mais aussi en Belgique et au Portugal.

Désormais, Unilever ne veut compter que sur des signatures leaders au plan mondial ou régional, comme Knorr ou Hellmann's.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1693

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous