Marchés

Benoît Hamon monte au créneau sur les négociations commerciales

|

Le ministre de l’Economie solidaire et de la consommation est monté au créneau, après sa visite du SiAL, sur le thème du pouvoir d’achat et des négociations commerciales, estimant nécessaire de concilier pouvoir d’achat des consommateurs et capacité d’innovation des PME de l’agro-alimentaire.

Le ministre de l'Economie solidaire et de la consommation au SIAL.
Le ministre de l'Economie solidaire et de la consommation au SIAL.

Pour y parvenir, "les PME de l’agroalimentaire ne doivent pas subir seules la flambée du prix des matières premières alimentaires, a souligné Benoît Hamon. Dans cette période de négociations commerciales entre fournisseurs et grande distribution, je veux rappeler que les négociations doivent partir des conditions générales de vente des fournisseurs. Je veux aussi rappeler que la loi permet la conclusion d’avenants pour adapter le contrat annuel en cas d’éléments exogènes non prévisibles. Et je le dis, avec Pierre Moscovici, nous avons demandé aux services de la DGCCRF de redoubler de vigilance sur la bonne application de la loi ».

"L'urgence, c'est de faire respecter la loi"

Interrogé sur une révision de la loi LME comme l’avait envisagé le ministre délégué à l’agroalimentaire Guillaume Garot, Benoît Hamon s’est montré très réservé. «Le dispositif en place repose sur un équilibre fragile qu’il serait risqué de remettre en cause, l’urgence, c’est d’appliquer, de respecter et de faire respecter la loi, mais s’il apparaît nécessaire de prendre des mesures législatives ou règlementaires de nature à permettre le renforcement du respect de la loi, avec Pierre Moscovici, nous les envisagerons ». Rappelons que l'absence du ministre Benoît Hamon lors du colloque sur les négociations commerciales organisé par LSA, en octobre, avait été très remarquée, même si la directrice générale de la DGCCRF, Nathalie Homobono, avait exposé à cette occasion la ligne du bras armé du gouvernement en la matière.

Ne pas stigmatiser les aliments

Concernant la modification des étiquetages, également évoquée par Guillaume Garot, même prudence… Il ne faut pas « stigmatiser des aliments en particulier alors que l’alimentation du consommateur doit être considérée dans sa globalité et alerté sur «les effets déplorables que pourraient avoir ce type de logos sur des produits phares français à l’exportation, les fromages notamment». Il y a visiblement des ajustements de positions en cours entre les différents ministres du gouvernement…

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter