Bien choisir la tenue des vendeurs

La tenue des vendeurs facilite leur identification. Elle reflète aussi la culture de l'enseigne. Encore faut-il qu'elle soit confortable et valorisante et qu'elle respecte des contraintes légales.
Partager
La scène se passe dans un magasin H & M de Paris. Des clientes cherchent des vendeurs à qui demander des renseignements. Mais, dans la foule qui se presse en ces périodes de soldes, difficile de les identifier, malgré leur badge. À défaut de pouvoir les contacter, les consommatrices traversent la rue et passent chez le concurrent, C & A. Ces zappings, lorsqu'ils se multiplient, finissent par avoir un effet négatif sur le chiffre d'affaires.

« En période de pointe comme lors des horaires creux, les vendeurs doivent être immédiatement repérables, sans effort particulier du client. C'est le premier service qu'un magasin apporte », estime la sociologue Darie de La Brosse, consultante au cabinet Marketing distribution management, qui conseille en matière de tenue vestimentaire Super U, Leroy Merlin ou Leclerc.

Un élément d'identification

Mais le look des vendeurs n'obéit pas seulement à des impératifs de visibilité. Il doit aussi refléter la culture de l'entreprise. Ainsi, H & M, qui cultive la diversité, n'impose aucun autre signe distinctif que le badge. « C'est une de nos règles éthiques : respecter la personnalité de chacun, y compris sa façon de s'habiller », explique-t-on à la direction des ressources humaines de l'enseigne suédoise.

En revanche, Auchan, fait de l'uniforme un élément d'intégration de toute nouvelle recrue. D'autres enseignes le recommandent, mais tolèrent une tenue correcte. Ce qui évite les conflits. Car les obligations vestimentaires ne sont pas toujours bien perçues par les salariés.

Ainsi, quelques directeurs de magasin Fnac à clientèle professionnelle veulent imposer le port de la cravate. Mais ils doivent vaincre la réticence des vendeurs qui tiennent au gilet décontracté de mise dans le réseau. Autre expérience : celle de ce spécialiste du textile hommes. L'enseigne avait édicté une charte, imposant la tenue de ville à tout vendeur, déconseillant les tenues sombres et les bijoux voyants. Accueilli par un tollé syndical, ce code a été finalement assoupli.

D'où la prudence de certains. « Chez nous, il ne subsiste plus qu'un code non écrit, que les directeurs de magasin ont la charge de faire respecter, explique Gérard Verdier, directeur du magasin Armand Thiery de Créteil. La direction veut que le personnel véhicule une image de Français moyen, clientèle cible de l'enseigne. »

Pour Darie de La Brosse, une tenue de travail est d'autant mieux acceptée par les salariés qu'ils participent à sa conception. « La tentation est forte de faire exécuter un modèle par un styliste réputé et de l'imposer. En fait, un travail d'audit et de communication interne doit être effectué en amont. » Témoin : C & A, dont l'uniforme a été défini à l'issue d'une vaste consultation de plusieurs mois. « Des groupes de travail ont été constitués et ont eu carte blanche pour imaginer la tenue idéale », explique Jean-Paul Descours, directeur des ressources humaines.

Le personnel associé à la conception

Même démarche à la Fnac où le gilet de rigueur dans les magasins (en France comme à l'étranger) a été imaginé par un groupe de réflexion comprenant des vendeurs et des employés en collaboration avec la communication interne. « Les salariés n'adopteront pas une tenue qui ne les valorise pas et qui ne serait pas pratique à l'usage, explique Denis Vicherat, directeur de la communication interne. Ils sont donc les mieux placés pour définir ce qui est confortable et valorisant. »

Encore faut-il savoir maintenir les uniformes dans l'air du temps. « Par petites touches, le gilet est remis au goût du jour tous les deux ans », atteste Denis Vicherat. Du reste, la plupart des enseignes accompagnent toute adaptation de leur concept d'un nouveau look pour les vendeurs.

Sephora a poussé la sophistication jusqu'au port obligatoire d'un gant et teste un modèle unique de chaussures dans quelques unités. C & A, qui vient de remodeler ses magasins, a, par la même occasion, revu la tenue de ses vendeurs. Les hypermarchés Casino s'apprêtent à suivre la même voie. Même si le look ne suffit pas pour faire du chiffre d'affaires.

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS

Tous les événements

Les formations LSA CONSO

Toutes les formations

LES SERVICES DE LSA CONSO

Trouvez les entreprises de la conso qui recrutent des talents

B&M

Directeur de Magasin H/F - France entière

B&M - 10/10/2022 - Franchise - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par
LSA

Détectez vos opportunités d'affaires

93 - St Denis

Gestion des tâches administratives pour le siège de l'EFS

DATE DE REPONSE 21/12/2022

+ de 10.000 avis par jour

Tout voir
Proposé par
Marchés Online

Les réseaux de Franchises à suivre

RAPID COUTURE

RAPID COUTURE

Réparez, Ajustez, Transformez

+ 2600 franchises référencées

Tout voir
Proposé par
Toute la Franchise

ARTICLES LES PLUS LUS