Bientôt la suppression du ticket de caisse de moins de 10 euros ?

Le gouvernement devrait prochainement étudier un texte qui vise à proscrire le ticket de caisse pour les achats de moins de 10 euros selon une information RMC. Rien n'est donc acté. Beaucoup d'enseignes ont opté pour la dématérialisation du ticket mais imposer cette pratique demande des ajustements sur le logiciel de caisse, pas si simple à mettre en oeuvre.

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Bientôt la suppression du ticket de caisse de moins de 10 euros ?
La loi permet déjà de ne pas donner de ticket de caisse sous les 25 euros d'achats.

Fin de la distribution des tickets de caisse pour les achats de moins de 10 euros ? Peut-être mais pas pour tout de suite. Selon une information de nos confrères de RMC, le gouvernement va étudier un amendement qui vise à supprimer la distribution des tickets de caisse d’un montant inférieur à 10 euros au 1er février 2020. Ce texte passerait le 25 novembre en commission développement durable à l'Assemblée nationale et à partir du 9 décembre dans l'hémicycle. Cela fait suite à un projet de loi déposée par la députée LREM Patricia Miralès en novembre 2018. Cette mise en avant à quelques semaines de la lecture ressemble fort à une manœuvre de communication car aucun acteur spécialisé dans la dématérisalisation du ticket de caisse n’a eu vent de cet amendement. C’est en revanche un projet qui va dans le sens de l’histoire.

Déjà de nombreuses dématérialisations de tickets dans le retail

Plusieurs enseignes ont déjà mis en place des solutions pour proposer à leurs clients une version digitale, qu’importe le montant. « Cela rentre dans le cadre de leur transformation digitale et le déploiement de tablette vendeurs qui permettent, entre autres, d'envoyer le ticket de caisse directement à l'adresse mail du client dans une démarche digitale et éco-responsable », précise Nicolas Passalacqua, fondateur d’Octipas, start-up spécialisée dans les tablettes vendeurs.

Mais cela se joue aussi directement en caisse classique. Chez BioCBon ou encore chez Franprix, les clients peuvent choisir d’imprimer ou non leurs tickets soit via un échange avec la vendeuse ou en répondant par oui ou non sur la caisse livre-service. Et cela ne concerne pas que les « petits » tickets. Par exemple, les Galeries Lafayette proposent à leurs clients de dématérialiser depuis 2018 avec un taux d’adhésion qui atteint 20%. Plus de 450 000 tickets ont été envoyés par mail depuis le début du projet, soit l’équivalent de 135 kilomètres de papier en rouleaux. (Lire le détail du projet).

D'après une étude menée par Mailjet, près d'un français sur deux préférerait recevoir un ticket de caisse par email plutôt qu’un ticket de caisse papier. L'écologie est la raison principale avec 27 % des répondants le solliciteraient dans une démarche éco-responsable, suivi du gain de temps en magasin lors des prochains achats (14 %) et du fait de pouvoir retrouver facilement le ticket en cas d’échange ou de remboursement (6 %).

Déjà un cadre réglementaire mais d'obligation

La loi permet déjà de ne pas fournir de tickets sous la barre des 25 euros mais les enseignes restent encore attachées au papier pour des histoires de SAV et d’appétence clients pour ce bout de papier (notamment pour vérifier les prix et remises). Les plus avancées sont dans la proposition de digitalisation et non dans l’obligation. Pas certain que tous les clients apprécient la disparition pure et simple mais comme pour les sacs en plastiques, ils devront s'habituer.

En revanche, au sujet de la date avancée du 1er février 2020, pour Romain Schott, dirigeant de Limpidius, start-up spécialisée dans la dématérialisation des tickets, c’est irréalisable : « cela suppose de mettre tous les logiciels de caisse au diapason ce qui est souvent très long, particulièrement pour les grands groupes. Il faudra plus de délais pour la mise en œuvre.»

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