Bilan mitigé au rayon grand froid

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Surgelés - Croissance soutenue des surgelés, net repli pour l'activité des glaces... À l'occasion de leur réunion annuelle, les professionnels du grand froid ont pu apprécier les derniers chiffres du marché. Entre optimisme et fatalisme.

Quel secteur ne rêverait pas de réaliser les performances du rayon surgelés ? À + 1,8 % en volume et + 4,9 % en valeur par rapport à 2006, le marché du grand froid affiche, cette année encore, la plus forte croissance des PGC, juste derrière le rayon traiteur. Des performances qui s'inscrivent dans la continuité. Au cours de ces seize dernières années, le marché des surgelés a en effet enregistré une croissance de 56 %. En 2007, La production totale s'élève à 2,1 millions de tonnes, pour un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros. Le marché est tiré par les produits consommés hors domicile : ils affichent une progression de 2 % en volume et de 5,7 % en valeur. Plus modestement, la consommation à domicile voit son chiffre d'affaires grimper de près de 4,4 % et ses volumes de 1,7 %.

Les « cuisinés » en hausse

Des indicateurs au vert dont tous les circuits de distribution ont profité. À commencer par les hypers et supermarchés qui, après deux années de recul, voient leur part de marché se stabiliser à 46,3 % en valeur. Par ailleurs, l'ouverture de magasins spécialisés en 2006 a également contribué à la progression du chiffre d'affaires des produits surgelés dans ce circuit (+ 5 % en valeur). Surfant sur les notions de naturel, de pratique et de plaisir, les industriels du grand froid atteignent les plus fortes progressions sur les segments des légumes cuisinés (+ 10 %), du poisson nature (+ 3 %) et des plats cuisinés (+ 2 %).

Selon Isabelle Kaiffer, directrice marketing de TNS Worldpanel, « le marché a été tiré vers le haut par la reprise des investissements des fabricants, notamment en publicité ». Le budget est en hausse de 23 % en 2007. Autant d'éléments positifs qui ne sauraient, pourtant, masquer certains points noirs. À 15,2 %, le taux de rupture des produits reste toujours élevé, plongeant un certain nombre de professionnels dans le fatalisme. Selon Christian Millet, secrétaire général du Syndicat national des surgelés, les principaux facteurs d'explications résident dans la disponibilité du personnel pour la mise en rayon et la priorité donnée à d'autres linéaires dont les produits sont plus périssables.

Un taux de rupture élevé qui touche également le rayon des glaces. Ce marché, contrairement à celui des surgelés, est, sous l'effet d'une météo estivale catastrophique, en net recul. Le chiffre d'affaires, à 1,6 milliard d'euros, affiche une perte de 4,4 %. Les volumes, 347 millions de litres, ont fondu de 6,7 % par rapport à 2006. Un recul qui touche davantage la consommation à domicile que le circuit hors foyer : « Le temps déplorable de cet été a augmenté la fréquentation des restaurants », explique Christian Millet. De mauvais résultats qui encouragent les professionnels à travailler plus que jamais sur la fréquence d'achat et sur les innovations. Ces dernières pèsent, en 2007, 14 % du chiffre d'affaires du marché. Seuls les segments individuels ont connu un fort développement. Ainsi les pots et les barres ont respectivement progressé de 38 % et 16 % en volume.

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Article extrait
du magazine N° 2039

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