[Billet] Non, Amazon ne va pas racheter tout le monde

|

Depuis le rachat de la chaine de magasins bios Whole Foods par Amazon, de nombreuses rumeurs alimentent l'idée selon laquelle le géant américain aurait des velléités de rachats sur un distributeur français. De Carrefour, en passant par Monoprix, jusqu'Intermarché, tous ou presque auraient été à un moment ou un autre dans le viseur d'Amazon.

bezos

Affolement général ? A en croire de nombreux médias qui multiplient les articles en ce sens ces derniers temps, Amazon aurait l’intention de mettre la main sur un distributeur français dans un avenir plus ou moins proche. Depuis l’acquisition des magasins bios Whole Foods, et l’impact inattendu qu’a eu cette opération sur les valeurs boursières des retailers européens, les rumeurs de salle de marché enflent autour de l’hypothèse selon laquelle Amazon pourrait assouvir une sorte de gloutonnerie soudaine pour le retail physique français. En s’offrant pourquoi pas Carrefour, Intermarché, Système U et, allez, Monoprix !

Experts et analystes de tous bords ont des positions contradictoires sur la question. Certains pensent que cela va arriver quand d’autres estiment qu’Amazon va d’abord devoir absorber Whole Foods avant de sortir de nouveau son carnet de chèque. Y a-t-il eu des discussions entre Amazon et des distributeurs français ? Assurément, car cela fait partie de leur travail… de discuter et de regarder d’autres business model potentiellement compatibles avec le leur. Amazon a-t-il réussi à en convaincre un (ou deux, ou trois) ? Visiblement pas. « Ils ont démarché tout le monde mais n’ont pas reçu de retours positifs », a ainsi déclaré un distributeur (anonyme) au journal Le Monde.

Dernière rumeur en date, aussi relayée par le quotidien, la volonté du géant de l'e-commerce d'ouvrir une quinzaine de points de vente à Paris sur le modèle d'Amazon Go à Seattle. Avant de reprendre des emplacements dans les centres villes du monde entier, encore faut-il sans doute que ce concept de supermarché sans caisse fonctionne dans sa ville natale, puisque le concept est toujours en train d'être rodé auprès des salariés. Et les Londoniens qui, en février, avaient lus dans la presse une rumeur similaire... attendent toujours. Autrement dit, beaucoup de bruit pour, in fine, peu d’actions concrètes. On ne prête qu'aux riches ? Une chose est certaine, ces rumeurs servent encore et surtout Amazon qui profite ainsi d'une omniprésence médiatique. Et ce n’est pas ce dernier qui s’en plaindra.

1 commentaire

Argele

04/10/2017 11h44 - Argele

Ces géants qui se développent en finançant leur marge négative par du crédit quasi gratuit, beaucoup moins d'impôt et charges que les professionnels locaux, de la destruction d'emplois sous couvert de quelques créations, ... : pas ou peu d'IS, pas de Tascom (très cher), pas ou peu de taxes, pas de Cdac, un solde d'emploi négatif, etc... Pourquoi vous ne dénoncez pas ce bluff du e-commerce international qui ravage les professionnels locaux en mettant en avant une pseudo modernité ? et cache la réalité économique et sociale bien moins performante que nos retailers européens? Merci.

Répondre au commentaire | Signaler un abus

Email obligatoire

Email incorrect

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nos formations

X

Recevez chaque matin tous les faits marquants sur les stratégies digitales, omnicanales et e-commerce des distributeurs et sur les solutions technologiques conçues pour les accompagner.

Ne plus voir ce message