Bio : Les élèves modèles

Bio : Les élèves modèles

Ils sont nombreux – industriels et distributeurs – sur les bancs, mais les places au premier rang ne sont pas données à tout le monde. Loin s’en faut ! En effet, ce n’est pas parce que le potentiel est là – rappelons que le marché du bio a doublé en cinq ans, pour atteindre un chiffre d’affaires de 4,35 milliards d’euros en 2013 –, que les attentes consommateurs sont de plus en plus fortes, que le succès est automatiquement au rendez-vous. N’est pas leader du bio qui veut ! LSA a pris le parti de vous présenter quelques-uns de ces bons élèves. Et de citer Biocoop chez les spécialistes, Vrai dans l’ultrafrais, Distriborg dans l’épicerie ou encore Carrefour, qui fait office, sur ce terrain, de numéro un des distributeurs alimentaires. L’idée Décortiquer la stratégie de ces leaders et identifier les leviers de leur réussite sur leurs secteurs respectifs. Libre ensuite à chacun de s’inspirer en tout ou partie de ces modèles. Alors que retenir Qu’ont-ils que les autres n’auraient pas

Une légitimité réelle tout d’abord. C’est particulièrement vrai pour les spécialistes en général et pour les pionniers en particulier, comme Vrai ou Biocoop. « Nous avons toujours fait partie du bio militant plus que commerçant », souligne Claude Gruffat, président de Biocoop.

Tous mettent ensuite un point d’honneur à mener une politique d’approvisionnement transparente et exigeante. Il s’agit, bien sûr, de respecter la charte du label bio, mais aussi d’y intégrer une bonne dose d’éthique. Chez Distriborg, le groupe va ainsi bien au-delà du cahier des charges et limite au maximum la liste des ingrédients, tandis que Biocoop refuse tout ce qui a voyagé par avion. Enfin, parce que le bio n’a pas vocation à rester dans le cercle des « bobos », mais bel et bien à se démocratiser, tous doivent aussi leur succès à leur judicieuse politique marketing, que ce soit sur le plan de l’innovation produit en proposant un large choix, du merchandising en faisant en sorte d’augmenter la visibilité en linéaire, ou de leur positionnement prix, en veillant à être accessible. En résumé, une équation simple pour figurer en haut du tableau… au moins en théorie.  Florence Bray, Camille Harel et Jean-Baptiste Duval

Les GSA, premier réseau de distribution

Avec une part de marché de 47%, les grandes surfaces alimentaires restent le circuit leader, suivies des spécialistes.

La crémerie domine

Avec une part de marché de 27%, le beurre, les œufs et le lait s’affichent comme le premier secteur avant le petit déjeuner. La plupart des autres catégories plafonnent autour des 3%.

Les Tendances

  • Le marché bio reste sur une belle dynamique de croissance, bien supérieure à celle du total PGC.
  • Les places de leaders restent difficiles à prendre.
  • Légitimité, exigence, transparence, force des marques, innovation, dynamisme en rayon… les recettes sont multiples.

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Article extrait
du magazine N° 2319

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