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Biscuiterie Jeannette: décision vendredi du tribunal, les salariés restent mobilisés

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Le tribunal de commerce de Caen annoncera vendredi sa décision pour l'avenir de la biscuiterie Jeannette de Caen mais les salariés, qui occupent l'usine, ne sont pas prêts à s'en laisser déposséder.

Les salariés de l'usine de madeleines Jeannette de Caen, liquidée en décembre 2013, occupent depuis février l'usine qu'ils entretiennent et où ils relancent régulièrement la production, en attendant un éventuel repreneur.

Mais leur dernier espoir, le projet d'un entrepreneur franco-portugais, Georges Viana, n'a pas abouti. "Le projet n'a pas trouvé les financements des banques malgré les soutiens", a indiqué lundi  Franck Mérouze (CGT).

Il prévoyait de reprendre 16 salariés au départ pour un modèle économique basé sur 28 salariés, et envisageait un transfert de la production à Pont-l'Évêque (Calvados).

Lundi matin à l'issue de l'ultime audience devant le tribunal de commerce de Caen il ne restait que des offres de reprise de la marque ou de l'outil industriel, a expliqué le syndicaliste.

"L'entreprise Jeannette ne va pas survivre à cet épisode", a-t-il dit. Le tribunal rendra vendredi 1er août sa décision, mais quoi qu'il en soit les salariés, "amers" après cette ultime infortune, ont décidé de continuer le combat, a-t-il assuré.

"On est retranchés dans l'usine, elle est occupée 24 heures sur 24, il est hors de question qu'on laisse s'échapper l'outil industriel", a affirmé M. Mérouze.

Depuis le 20 février 23 des 37 anciens salariés se relaient pour occuper l'usine, et ils ont déjà empêché la vente aux enchères de leurs machines, prévue le 21 février.

"On revendique le droit à l'outil industriel", a lancé le syndicaliste qui critique dans ce dossier les banques "qui ne financent plus les PMI/PME en France" et l'action du gouvernement "qui prend des demi-mesures qui ne satisfont personne".

L'usine fondée en 1850, qui employait près de 400 personnes dans les années 1970, a été reprise en 2012 par le groupe LGC mais cette société n'avait pas trouvé de banque pour financer la modernisation de l'usine qui avait été liquidée, selon la CGT.

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