Boissons : même Chirac

· Les boissons exotiques ont le vent en poupe. · Notamment la bière mexicaine appréciée par Jacques Chirac. ·

Le président de la République aime la bière, c'est connu. Celle qu'il préfère fait rager les brasseurs français. Car Chirac le branché aime surtout une bière : la Corona, qui se déguste avec un quartier de citron. Il n'est pas le seul. En cinq ans, la marque est passée de 5 à plus de 25 millions de canettes !

D'autres bières légères mexicaines ont emboîté le pas de Corona : la Sol, diffusée par la petite firme de Cognac SDV. « Nous la livrons désormais en box-palettes. Et elle se vend encore mieux lors des opérations tous produits alimentaires dans les allées centrales des magasins », explique Katherine de Paula, directeur du marketing de SDV. Depuis, la société a introduit la Dos Esquis, la Tecate et la Bohemia, qui doivent faire leur preuves.

Plus foudroyant encore, le succès de la Desperados, une bière à la tequila lancée par Fisher. Brassée en Alsace, elle se déguste comme une margarita. Les jeunes adorent, les ventes de la Desperados auraient déjà rejoint celles de la Corona, moins de deux ans après son lancement.

La tequila dépasse le million de cols

Bacardi implante en ce moment une cubaine, Hatuey, du nom d'un indien réfugié du Mexique pourchassé par les Espagnols au XVe siècle. Les Asiatiques commencent aussi à débarquer, comme la chinoise Tsing-Tao ou des bières vietnamiennes. Difficile toutefois d'évaluer les ventes. Le segment des spécialités, qui comprend toutes les bières originales ou fortement alcoolisées, estimé à 750 000 hectolitres en GMS, progresse de 15%. Les bières exotiques représenteraient plus d'un cinquième de ce total, avec des progressions à deux chiffres.

Les alcools exotiques aussi ont le vent en poupe. La tequila s'est installée dans les rayons depuis une dizaine d'années et ne cesse de se développer depuis lors. De moins de 50 000 bouteilles, les ventes de l'alcool mexicain ont dépassé pour la première fois l'an dernier 1 million de bouteilles. Camino Real (Bacardi) détient le leadership, mais c'est surtout la San Jose, de William Pitters, moins chère, qui progresse à grands pas : + 30 % l'an dernier. La Sauza (Ballantine's), qui fut le moteur du marché pendant longtemps, occupe désormais la troisième place.

Enfin, le rhum agricole de la Martinique reste une valeur très sûre. Notamment les plus de 55° d'alcool, qui ont gagné 18% en 1996. Les ventes de Dillon (Bardinet) vont atteindre 2 millions de cols en 1997, contre moins de 1 million il y a cinq ans. « Ces marques apportent du rêve et nous bénéficions des retombées du tourisme », explique Dominique Barennes, directeur du marketing. Le rhum Old Nick (40°) de la même société, a gagné 11 points l'an dernier. Cuba bénéficie visiblement du même attrait : le rhum Bacardi a gagné 100 000 cols entre 1994 et 1995, pour atteindre 400 000 bouteilles. Les boissons exotiques, c'est bon pour le moral des Français. Chirac devrait en distribuer des échantillons !
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Article extrait
du magazine N° 1525

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