Bonduelle assoit sa suprématie au Canada et fourmille de projets

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Le groupe de légume familial français, Bonduelle, a acheté en mars dernier un nouveau site de production pour les légumes surgelés à Lethbridge, dans l’Alberta, au Canada. Avec cette acquisition, la 8ème usine de Bonduelle au Canada, le groupe occupe désormais 85 % du marché des légumes surgelés. Il compte déjà y investir 250 000 euros pour le conditionnement et envisage de mettre en place une nouvelle ligne pour la carotte dans quelques mois.

Dans l'usine de Lethbridge, Bonduelle produit des maïs et des pois surgelés pour le marché ouest canadien.
Dans l'usine de Lethbridge, Bonduelle produit des maïs et des pois surgelés pour le marché ouest canadien.

Un cas d’école. En seulement 8 ans, Bonduelle est devenu leader des légumes surgelés au Canada avec un chiffre d’affaires de 124 millions d’euros, en croissance de 132 % depuis son arrivée en 2006. Avec l’acquisition d’une nouvelle usine, à Lethbridge, dans l’Alberta, au distributeur Sobeys en mars 2015, le groupe est désormais implanté dans la partie ouest du territoire canadien. « Avec cette nouvelle structure, nous pouvons désormais être plus proches de nos clients distributeurs », confie Daniel Vielfaure, directeur général de Bonduelle Americas. Ce site, qui produit 150 000 tonnes de pois et de maïs, devrait voir arriver une nouvelle ligne de production pour la carotte dans 18 mois. Déjà, un investissement de 250 000 euros est prévu pour le conditionnement de légumes mélangés tels que le chou-fleur et le brocoli. « L’usine sera rentable pour le groupe d’ici 18 à 24 mois », assure Daniel Vielfaure.

Archi-leader

Aujourd’hui, le Canada représente 11 % du chiffre d’affaires de Bonduelle, derrière la France, les Etats-Unis, et ex-aequo avec l’Allemagne. Le groupe, qui occupe plus de 85 % de part de marché (activités MDD, sous-traitant pour Géant Vert, et à sa marque Arctic Garden), estime qu'il n’a plus beaucoup de potentiel aujourd’hui sur ce territoire. « Nous occupons presque la totalité du marché  et les 10 % restant concerne des légumes que nous ne savons pas faire comme du bambou, des mini-maïs, des châtaignes d’eau… », ajoute-t-il. Mais, Bonduelle ne cache pas ses nouvelles ambitions.

Capacités à investir

Déjà, avec des opérations de croissance externe. Bonduelle met la priorité sur l’ouest du continent américain. « Il y a beaucoup de concurrence sur cette zone mais nous regardons les opportunités qui pourraient éventuellement se présenter. Car le site de Lethbridge est trop petit pour être un pont entre le Canada et l’Ouest américain et les coûts logistique seraient trop importants », détaille Daniel Vielfaure. En revanche, si l’Asie n’est pas à-propos à l’heure actuelle, le groupe s’intéresse également à l’Amérique Latine, ou il détient déjà un site de production au Brésil. « Aujourd’hui, le groupe a les capacités pour faire des acquisitions qui peuvent se monter à plusieurs centaines de millions d’euros », déclare Daniel Vielfaure.

Nouveau process industriel

Par ailleurs, le groupe est également en train de tester un nouveau procédé de surgélation : In Flavour. Ce processus, testé pour la restauration collective dans une usine au Québec, consiste à déshydrater les légumes d’1/4 de leur eau et de les surgeler rapidement sous vide. Un intérêt particulier pour les produits tels que les tomates et les champignons, gorgés d’eau. Outre le conventionnel, Bonduelle compte accélérer son développement sur le bio. Aujourd’hui, ce segment représente 1 % du chiffre d’affaires du groupe. Ce dernier vise 3 à 4 % d’ici 3 ans et espère arriver, à termes, à 5 %.

Camille Harel, à Calgary (Canada)

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