Botanic accélère sa « révolution verte »

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A partir du printemps 2007, l'ensemble du rayon des produits techniques du jardin sera organisé autour d'un Point Conseil Eco-Jardiniers. Les produits chimiques de synthèse ne seront plus accessibles en libre-service.

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A terme, cette « action militante » pourrait se traduire par une recomposition en profondeur des fournisseurs de l'enseigne. Déjà, l'enseigne de jardinerie, qui a créé en 2005 le label Eco-Jardiniers sur plus de 700 références, fera passer leur part à 1 000 références d'ici au printemps 2007. Mais surtout, les produits de jardins chimiques à base de molécules de synthèse seront bannis du rayon LS. « Nous allons continuer à référencer certains de ses produits, explique Eric Bouchet, directeur général. Mais pour les avoir, les clients devront en faire la demande aux vendeurs ».

Botanic veut plébisciter la pédagogie. « Un problème dans le jardin est souvent le résultat d'une mauvaise pratique, poursuit Eric Bouchet ; 80 % de nos clients se déclarent intéressés par le jardinage écologique. Nous allons les aider à franchir le pas ! ». Les produits chimiques à base de molécule de synthèse ne seront proposés qu'en dernier recours.

Quand aux MDD « chimiques » de l'enseigne, elles ne bénéficieront d'aucun traitement de faveur et disparaitront avant la fin de l'année.

Un nouveau pavé dans la mare
La gamme estampillée du label Eco-Jardiniers comprend des engrais et des biostimulants naturels, des traitements bio, des semences et des plants potagers. L'offre couvre également les paillis, ainsi qu'une sélection d'outils, de composteurs, de récupérateurs d'eau et des systèmes d'arrosage raisonné. « L'objectif est tout simplement de réduire l'impact de la pratique du jardinage sur l'environnement et la santé », défend Christine Viron, directrice marketing clients et développement durable de l'enseigne.

La direction de Botanic reconnaît que ses relations avec les multinationales de la chimie se sont durcies, mais elle promet de « maintenir le cap », même si sur certaines familles de produits, le manque à gagner avoisinerait les 20 %. Pour pallier cette perte, Botanic a choisi de rogner sur ses marges. Les clients sont également sollicités, sachant que « ces gammes de produits sont un peu plus chères que l'offre classique ».

Botanic n'en est pas à son premier coup d'éclat. En octobre 2004, l'enseigne avait déjà lancé un pavé dans la mare en annonçant sa décision de stopper la distribution de tracts dans les boites aux lettres. Dans le même esprit, Botanic a également été parmi les premières enseignes à adopter les sacs de caisse en amidon de maïs. C'était en décembre 2003.
Hakim Bendaoud
 
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