Marchés

Bras de fer entre Charles Doux et les syndicats du groupe Doux

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Le plan de continuation de Doux proposé par les dirigeants de l’entreprise sera présenté le 24 juillet prochain, a affirmé Charles Doux, Pdg du groupe éponyme, lors d’un CEE qui s’est tenu ce matin.

siège de Doux
siège de Doux© DR

Le patron qui cristallise l’échec de son propre groupe bat en brèche les plans de reprise de ses concurrents, dans un communiqué publié ce jour : "les offres de plan de cession présentées sont consternantes, tant au plan social, qu'au plan économique. Il s'agit d'un démantèlement avec six offres séparées, présentées toutes ensemble pour tenter d'obtenir sous pression la vente des actifs de l'entreprise à un prix dérisoire, le tout sans préserver l'emploi."

Un plan de reprise spécifiquement visé
Charles Doux se bat et attaque plus précisément l’une des offres qui portent sur l’activité export du groupe, jugée rentable : "Le personnel de l'entreprise n'est pas dupe et l'a fait savoir. L'offre à minima portant sur la branche surgelés export est à ce titre inqualifiable. Elle peut même être jugée pathétique et dérisoire pour une branche du groupe Doux qui réalise des marges et détient des parts de marché uniques"

Les syndicats en opposition
Malgré l’offre d’entrée au capital du groupe qui a été faite aux 800 éleveurs par Charles Doux, et son fils Jean-Charles Doux (directeur général) n’ont pas convaincu les syndicats. Jean-Luc Guillart, délégué central syndical adjoint CFDT s’insurge contre cette proposition : "C'est pire que ce que nous proposent les repreneurs." Tandis que Nadine Hourmant, déléguée centrale syndicale FO met en doute la parole de son dirigeant : "On veut obtenir des informations sur le plan de continuation de M. Doux. Mais on n'y croit pas trop. Comment faire confiance à quelqu'un qui n'a pas été très honnête avec nous ?"

Ecran de fumée ?
De manière générale, les syndicats redoutent que le plan de continuation mené par Charles Doux, n’offre qu’une perspective à court terme (fin de la période d’observation en décembre prochain) entraîne un retrait des potentiels repreneurs, et conduise à un plan social plus important.

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