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Brexit et transports : le retour des contrôles aux douanes en préparation

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Le Brexit sera lourd de conséquences pour le commerce notamment pour le transport de marchandises. Dix points d'import et d'export ont été définis pour la circulation des camions et déjà les zones douanières s'organisent pour être en capacité de réaliser les contrôles sanitaires obligatoires.

Les ports français vont devoir aménager des espaces pour contrôler les marchandises en import et export.
Les ports français vont devoir aménager des espaces pour contrôler les marchandises en import et export. © Artisticco LLC

A l'occasion du salon SITL qui se tient du 26 au 28 mars à Paris, la conférence sur les implications Brexit dans le transport a fait salle comble. Il faut dire que le sujet se révèle des plus complexes car la situation n'est pas figée, avec chaque jour son lot de rebondissements. Sur cet évènement, les intervenants semblaient en revanche davantage parier sur une sortie sèche du Royaume-Uni de l'Union européenne avec une conséquence directe sur le transport des marchandises dès le 12 avril. Et il n’est pas question de stopper les flux de camions et containeurs, le gouvernement s’organise pour mettre en place dès le premier jour les nouvelles règles qu’impliquent le Brexit et le retour des frontières.

« Depuis octobre, le gouvernement a pris des décisions pour qu’au 12 avril toutes les infrastructures soient en place pour réaliser les contrôles», indique Francis Geiger, membre permanent du Conseil Général de l'Alimentation, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux. Déjà 5 ordonnances ont été publiées et la France restera vigilante au principe de réciprocité. Autrement dit, l’autorisation de circulation des camions anglais sera maintenue sur ceux français ont ce même droit au Royaume-Uni.

De nouvelles règles pour les exportations d’animaux, produits d’origine animale et les plantes

Au total, 10 points d'entrée ont été défini entre le Royaume-Uni et la France : Brest, Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Caen, Le Havre, Dieppe, Calais (x2 avec le tunnel sous la Manche) et Dunkerque. Et les Anglais viennent de donner une réponse officielle pour la gestion de l’import et de l’export d’animaux, produits d’origine animale et les plantes. Ainsi, pour les deux premières catégories, une certification sanitaire est nécessaire (outil TRACES pour le premier et Expadon pour le deuxième cas) tandis que les plantes devront avoir un certificat phytosanitaire (outil Expadon).

Et dans les faits, le responsable indique qu'il n'y aura pas de contrôle aux frontières au Royaume-Uni, il y aura une pré-notification des autorités britanniques avec une édition et une signature du certificat sanitaire. Et concernant la pêche, il a été pré-validé sur les contrôles pourront se faire sur Boulogne-sur-Mer.

En France, il y aura forcément un arrêt pour montrer les papiers même si la digitalisation des procédures va permettre de gagner du temps en anticipant un maximum. Des codes-barres seront ainsi associés aux plaques des camions pour optimiser le contrôle des marchandises. « Il sera possible de lier plusieurs lots dans le cas de la mutualisation du transport », précise Francis Geiger.

Importations : plus d’attente à prévoir

Concernant les importations des produits d’animaux, de produits d’origine animale et des plantes, la France effectuera un contrôle à chaque point d’entrée défini. D’ailleurs du côté des ports, des investissements ont été réalisés pour mettre en place des zones de contrôle pour les douanes. Et le directeur adjoint du Port du Havre, Baptiste Maurand, a prévenu : « il y aura de plus en plus d’attente car il y a plus de contrôles. Le plus complexe sera la gestion des camions. Brittany Ferries a d’ailleurs annoncé doubler sa ligne, nous allons devoir gérer des flux entrants et sortants en même temps. » Pour éviter la pagaille, le maître mot reste l’anticipation pour éviter d’attendre trop aux postes douaniers.

Scénario de gestion des importations en cas de No Deal : 

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