Brico jardin : le grand tournant

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"Quand le bâtiment va, tout va", selon l’expression. Ok. Mais quand il ne va pas, que fait-on du côté des jardineries et des grandes surface de bricolage (GSB) ?

On ne baisse pas les bras ! C’est le message que Véronique Laury, la patronne de Castorama France, officiellement PDG de Kingfisher depuis quelques semaines, s’échinait à transmettre lors d’une table ronde organisée par LSA, en septembre 2014. Elle y décrivait les premiers pas de Castorama dans l’économie collaborative et circulaire, une démarche destinée à accompagner l’évolution du métier, et du commerce en général.

Car, en sus d’une économie globalement fragile, la météo continue de faire des siennes et de chahuter les jardineries, qui ont dû faire face à une hausse de la TVA en même temps. Mais leur métier n’est-il pas en train d’évoluer ? Avec davantage de jardins urbains ou de carrés de potager, la vente de plus en plus régulière d’alimentation dans les magasins, les modèles changent… Et doivent parfois s’adapter à des éléments plus ou moins ponctuels, comme la récente interdiction de faire de la publicité pour les produits phytosanitaires de synthèse.

Côté aménagement de la maison, on ne chôme pas. Enfin, façon de parler, car les constructions et mises en chantier ont atteint des niveaux historiquement bas, qui mettent un coup de frein aux gros travaux d’intérieur. Ce qui n’empêche pas le bricolage de limiter la casse, avec un recul de 1% des ventes, seulement, l’an dernier. Et il y a quelques opportunités à exploiter, compte tenu de l’obligation de posséder un détecteur de fumée. Avec des dizaines de millions de foyers à équiper, et un prix moyen entre 10 et 15€ l’unité, l’enjeu n’est pas négligeable. À chacun sa réponse. Alors que les grands distributeurs alimentaires nouent des accords de partenariat dans tous les sens, GSB et jardineries n’en sont pas encore là.

Ces enseignes spécialisées ont tout de même subi une valse des dirigeants depuis un an, qui a installé de nouveaux visages à la tête des Leroy Merlin et Bricoman. Effet du hasard, ou premier signe d’une réflexion métier, les nouveaux services fleurissent. Avec pour mission de proposer – avec un certain retard – des solutions déjà observées dans d’autres univers, et de ramener du monde en magasins.

Les tendances

  • Des magasins qui élargissent leur offre : de l’alimentation et du textile pour les jardineries par exemple, et du meuble (type cuisine) dans les GSB.
  • Des services qui se multiplient, liés au développement inéluctabledu digital. L’achat, mais aussi le retrait ou la livraison commencent à se transformer.

Évolution de l’indice d’activité des GSB en 2014

- 1,06% L’évolution en valeur et en volume

Source : Fédération des magasinsde bricolage et de l’aménagementde la maison

  • + 1,5% L’évolution des ventes dans les jardineries en 2014, qui ont bénéficié d’un effet hausse de la TVA. Sans lui, l’activité a légèrement reculé, à - 0,1 %

Source : Fédération nationaledes métiers de la jardinerie

  • Bricolage 799 €
  • Jardinage 269 €

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Article extrait
du magazine N° 2360

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