Bricorama reprend la branche continentale de Wickes

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· En rachetant les 39 magasins exploités par le groupe anglais sur le continent, Jean-Claude Bourrelier permet à son groupe, avec 100 unités, de dépasser les 2 milliards de francs de chiffre d'affaires.

Jean-Claude Bourrelier poursuit le développement de son groupe familial de magasins de bricolage. Le président de Bricorama vient de réaliser, discrètement, l'une des plus importantes opérations de croissance externe effectuées ces dernières années sur le marché européen du do-it-yourself. Le 30 avril dernier, celui qui s'enorgueillit de son statut d'autodidacte a signé un accord de principe visant à la reprise totale de l'ensemble des activité de la société anglaise Wickes sur le continent européen.

D'un seul coup, et au prix d'un investissement jugé raisonnable (environ 70 millions de francs, dit-on à Londres), Bricorama, atteint la barre des 100 points de vente et dépasse celle des 2 milliards de francs de chiffre d'affaires, à 2,2 milliards précisément.

L'apport des unités de Wickes comprend en effet au total une quarantaine de magasins : deux en France, 18 aux Pays-Bas et 19 en Belgique. La reprise porte également sur un site près de Béthune, pour lequel Wickes France disposait d'une autorisation d'ouverture.

Après avoir racheté successivement l'enseigne Bricorama et la petit chaîne La Bricaillerie, le groupe Bourrelier poursuit donc sa stratégie de croissance par acquisition. Une politique rendue possible par la bonne situation financière de l'entreprise. Bricorama a en effet enregistré en 1996 un chiffre d'affaires de 1,4 milliard de francs, en hausse de 6% par rapport à l'année précédente (5% à surface comparable). Son résultat d'exploitation a progressé de 29% (à 90 millions) et le résultat net de 26% (à 48 millions). On estimait en 1996 que l'endettement du groupe, au moment de l'introduction de 10% de son capital en Bourse, s'élevait à 68 millions de francs, soit 21% seulement des capitaux propres. « Le financement de l'acquisition se fera par des emprunts bancaires et par la trésorerie disponible », indique-t-on par ailleurs au siège de Bricorama. Autant dire que le rachat de Wickes n'hypothéquera pas trop les comptes de l'entreprise.

Un positionnement particulier

A une condition toutefois : que Jean-Claude Bourrelier fasse le ménage dans sa nouvelle acquisition. Car l'activité continentale de Wickes enregistre des pertes. En 1996, les 39 magasins belges, hollandais et français auraient en effet dégagé un résultat avant impôts négatif de 12,3 millions de livres, soit 114 millions de francs.

« Le redressement devra tenir compte du positionnement original de Wickes, estime un observateur attentif du marché européen du bricolage. L'enseigne anglaise, explique-t-il, met en effet l'accent sur les matériaux lourds, la menuiserie et les meubles de cuisine. Le petit matériel de bricolage et la décoration sont peu représentés dans son offre. En Angleterre, les Wickes se veulent complémentaires des magasins de bricolage classiques comme B & Q (la filiale de Kingfisher), mais sur le continent et notamment en France où l'offre des leaders comme Castorama et Leroy Merlin est large, ce type de synergie n'est pas évident. »
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Article extrait
du magazine N° 1538

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