Marchés

Bruno Le Maire circonspect sur le thème «acheter français »

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Lors d’une rencontre organisée à Paris par la fondation Nestlé, le ministre de l’Agriculture a estimé qu’il fallait prendre avec «beaucoup de précaution» l’idée d’acheter français, revenue dans le débat politique

Décidément, le débat politique ne quittera plus la scène jusqu’à la présidentielle, quelle que soit le sujet. Sur le thème «Acheter français » remis au goût du jour par François Bayrou, et par l’ancien patron du Crédoc devenu député européen Robert Rochefort, Bruno Le Maire est très circonspect. «Il faut manier cette idée avec beaucoup de précaution parce que le consommateur est libre de ses arbitrages et parce que ce choix peut conduire à des pertes de compétitivité de l’industrie française. Or, l’agro-alimentaire français, contrairement à ce qui l’on dit, est loin devant l’Allemagne en terme de création de valeur. En revanche, je suis pour soutenir la relocalisation des achats. Il vaut mieux que les collectivités achètent pour les cantines des pommes en Normandie plutôt qu’au Chili». Invité à l'initiative de la Fondation d'Entreprise Nestlé France et en présence
du patron des opérations monde du groupe Nestlé, José Lopez, il a vivement défendu l’industrie agro-alimentaire, « injustement attaquée » alors qu’il s’agit de l’un des rares secteurs qui crée de l’emploi et qui est excendentaire pour la balance commerciale. Le ministre a également défendu la nécessité d’une politique de l’alimentation. «La sécurité alimentaire est devenu une question majeure, je ne suis pas sûre que l’on ne retrouve pas des émeutes de la faim qui provoquent de l’instabilité politique et fait le lit des extrémismes. Et en matière de santé publique, le coût de l’obésité est devenu exhorbitant au Etats-Unis. Il faut défendre un modèle de nutrition, dès l’enfance, qui permette d’échapper à cette tendance ». José Lopez a abondé dans son sens en estimant que l’alimentation de qualité devait être une priorité et qu’il valait « mieux utiliser l’argent disponible pour la nourriture que pour un I Phone» . 
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