Bruno Le Maire et Frédéric Lefebvre pour « une hausse des prix contrôlée»

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Frédéric Levebvre
Frédéric Levebvre© Laetitia Duarte

Bruno le Maire, ministre de l’Agriculture, et Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à la consommation et au commerce, ont tenu une réunion d’une trentaine de participants (FCD, Ania, FNSEA, Confédération paysanne, Coordination rurale, Coop de France…) sur les négociations commerciales entre les industriels et le commerce, après les alertes des premiers concernant leurs difficultés à passer des hausses de tarifs. «Nous avons dit qu’il y aurait nécessairement une répercussion de l’augmentation des prix agricoles sur les prix alimentaires, a indiqué Bruno Le Maire lors de la conférence de presse qui a suivi. Ce que nous souhaitons avec Frédéric Lefebvre, c’est que cette augmentation soit juste et contrôlée. Nous ne voulons pas de petits malins qui en profitent pour augmenter des prix pour le consommateur qui seraient injustifiés.  Nous sommes là pour garantir la protection du consommateur et pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’effet d’aubaine. Je donne l’exemple de la baguette de pain. Il n’y a pas de raison qu’elle augmente de manière spectaculaire puisque la farine ne représente que 5 % de son coût final. En revanche, il faut expliquer au consommateur que l’augmentation est inévitable, pour la volaille, le bœuf et le porc».  Pour les deux ministres, il y a eu « une très bonne ambiance autour de la table ». «Qu’il y ait des tensions entre les industriels et les distributeurs, avec la hausse des matières premières, n’est une surprise pour personne », a ajouté Frédéric Lefebvre.  « Les négociations sont en cours, elles vont continuer, nous avons dit dès le début que nous accepterions des hausses justifiées mais il faut éviter que certains industriels utilisent le contexte actuel pour passer des hausses injustifiées », a indiqué Jérôme Bédier. « Les sujets ont été bien exposés, a considéré Xavier Beulin, président de la FNSEA. Il faut trouver des solutions d’urgence.  Nous sommes en pleine phase de négociation. S’il n’y a pas un signe concret de la distribution, je ne sais pas ce qu’il peut se passer derrière, il pourrait y avoir des révoltes, c’est évident ». A l’inverse, Jean-René Buisson a estimé « que malheureusement nous n’avons pas avancé, nous avons rappelé que les industriels ne sont pas masochistes, ils ne souhaitent pas que les consommateurs se détournent de leurs produits, mais nous sommes obligés de passer les hausses les moins fortes possibles, de l’ordre de 5 à 10 %, et les hausses après les négociations devraient être de l’ordre de 2 % pour le consommateur ». Par communiqué, l’Ania a par la suite été plus catégorique, et fustigé « une réunion pour rien », demandant à nouveau un entretien sur le sujet avec le Président de la République.

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