Bruno Le Maire obtient un accord d’indexation des prix de la viande

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La volatilité des cours des matières premières devrait être mieux prise en compte à tous les stades de la commercialisation de la viande. Toutes les enseignes alimentaires ont signé l’accord.

Bruno Le Maire
 Grand messe aujourd’hui au ministère de l’agriculture. Agriculteurs, industriels et distributeurs se sont mis d’accord sur un mécanisme qui devrait permettre la répercussion de la hausse des prix des matières premières dans le coût de production de la volaille, du bœuf et du porc, à tous les stades de la commercialisation. Toutes les enseignes représentées par la FCD ont signé l’accord, ainsi qu’Intermarché alimentaire et Leclerc, qui n’adhèrent pas au lobby. Michel-Edouard Leclerc, pdg des Centres éponymes, Serge Papin, pdg de Système U, Eric Bourgeois (Carrefour), Benoît Carrez (Cora) étaient présents, ainsi que Jérôme Gresland, le très discret patron de Lidl pour la France, avec un intitulé bizarre de « gérant achat ». Du coup, l’absence des dirigeants d’Aldi était très remarquée. L’accord vise à déclencher l’ouverture de négociations à tous les stades de la filière dès qu’il est observé une hausse de plus de 10 % pendant trois mois consécutifs d’indicateurs déjà existants, l’Ipampa pour la nutrition animale du porc et des bovins, et l’Itavi pour celle des volailles, mélangés à d’autres indicateurs complexes basés sur plusieurs années. Côté industrie, si Jean-Paul Bigard, patron du groupe éponyme et leader de la vente de viandes en France a signé, Robert Volut, président des charcutiers, a refusé : il estime le mécanisme « impossible à appliquer puisque la distribution refuse la hausse des prix ». Les grossistes en viande et les coopératives agricoles – représentées par Philippe Mangin - ont également paraphé l’accord. Et, bien sûr Xavier Beulin, président de la FNSEA, qui défend depuis son élection l’idée d’un accord de filière réunissant d’abord les producteurs de céréales et l’élevage, afin de lisser les cours. L’engagement signé sous l’égide du ministre de l’Agriculture n’est d’ailleurs valable que si les producteurs se sont préalablement organisés pour lutter contre la volatilité, et si l’Autorité de la concurrence n’y voit rien à redire. Le ministre vise une application au 1er juillet, et celle-ci n’aura pas de caractère obligatoire…   
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