Marchés

BSH : Siemens revend ses parts à Bosch dans l'électroménager

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Le groupe allemand Bosch a annoncé reprendre la totalité de BSH, la joint-venture dédiée à l'électroménager qu'il avait créée en 1967 avec son compatriote Siemens. La transaction, dont le montant s'élève à 3 milliards d'euros, permettra à Siemens de se recentrer sur ses activités industrielles, le groupe ayant également dévoilé son intention de lancer une OPA amicale sur le fabricant américain de turbines et compresseurs Dresser-Rand. En attendant, la prise de contrôle totale de BSH par Bosch est un nouveau signe du mouvement de concentration en cours actuellement sur le marché du blanc.

Siemens revend à Bosch ses parts dans leur joint-venture dédiée à l'électroménager BSH.
Siemens revend à Bosch ses parts dans leur joint-venture dédiée à l'électroménager BSH.

BSH sans son "S" ? Créée en 1967, la joint-venture Bosch und Siemens Hausgeräte (BSH) va passer sous le seul contrôle du groupe Bosch : Siemens a accepté l'offre de reprise de ses parts (50%) par son compatriote pour un montant de 3 milliards d'euros. Une transaction déjà acceptée par la direction et les conseils de surveillance des deux groupes mais qui doit encore être approuvée par les autorités de la concurrence avant d'être mise en place, probablement début 2015. Un changement dans la continuité pour le groupe BSH, leader du gros électroménager en Europe et en France, mais qui témoigne de la délicate situation du gros électroménager sur le Vieux Continent.

Un marché atomisé et de plus en plus concurrentiel

En effet, sur un marché où les parts des principaux fabricants ne dépassent pas le seuil de 15%, la morosité économique a fini par rattraper le secteur du gros électroménager, renforçant la baisse des prix de vente moyen (342€ aujourd'hui en moyenne selon les chiffres GfK/Gifam contre 346€ en 2013), la poussée des MDD et la lutte entre les différents acteurs : les marques historiques (Whirlpool, BSH, Electrolux...) ont vu au cours des dernières années le développement des concurrents asiatiques (Samsung, LG, Haier) mais aussi de la marque turque Beko (groupe Arçelik).

Concentrations en cours

Sur un marché européen atone, la croissance est désormais à chercher hors du Vieux Continent, et la prime donnée aux acteurs les plus internationaux. Autant d'écueils qui expliquent, entre autres, la chute en novembre 2013 de FagorBrandt, alors leader du gros électroménager en France en volume, et devenu Brandt France depuis sa reprise, au cours du printemps 2014, par le conglomérat algérien Cevital.

Fin août, c'est Whirlpool, première marque de blanc en France, qui prenait le contrôle (66,8% des actions à droit de vote) de l'italien Indesit. Tandis que, quelques semaines plus tard, le suédois Electrolux annonçait la reprise de l'activité gros électroménager de General Electric. Le retrait de Siemens de BSH s'inscrit également dans ce mouvement de rationalisation des acteurs du blanc. Le début de nouvelles grandes manoeuvres ?

 

 

 

 

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